NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Chez Maverick Sports and Collectables, en plein cœur du centre-ville de Saint-Jean, à Terre-Neuve, les murs sont couverts de bleu, blanc et rouge.
Dans cette boutique d’objets de collection sportifs située sur la mythique rue Water, les chandails du Canadien de Montréal dominent les étagères.
Entre les cartes de hockey, les figurines de joueurs et les souvenirs de collection, les noms de Demidov, Hutson, Caufield attirent les regards. Des chandails de l’attaquant originaire de Terre-Neuve Alex Newhook sont aussi en production.
On est pas mal dans le rouge en ce moment, lance en riant le propriétaire, Andrew Corbett.
Selon lui, l’engouement actuel s’explique d’abord par les succès récents du Tricolore, mais aussi par une tradition profondément enracinée dans la province.

Andrew Corbett, propriétaire de la boutique Maverick Sports and Collectables, à Saint-Jean, à Terre-Neuve, est entouré de chandails du Canadien de Montréal.
Photo : Radio-Canada / Marie-Ève DuSablon
J'étais un fan des Nordiques de Québec quand j’étais jeune, raconte-t-il. Mais ici, les partisans ont toujours été divisés entre Toronto et Montréal. Et comme le Canadien connaît du succès sur la glace ces temps-ci, on voit beaucoup plus de chandails [du] Bleu-blanc-rouge dans la boutique.
Pendant longtemps, explique-t-il, l’identité hockey à Terre-Neuve se résumait presque uniquement aux équipes originales.
Avant, c’était seulement les six équipes originales. Ici, c’était Toronto ou Montréal. Ça s’est transmis de génération en génération.
Selon M. Corbett, près de 80 % des amateurs de hockey dans la région appuient soit les Maple Leafs soit le Canadien.
Même le propriétaire de la boutique Maverick Sports and Collectables avoue, à la blague, encourager parfois les Canadiens pour le bien des affaires.
La fièvre du CH est aussi dans les bars

Le logo du CH imprimé dans la mousse d'une bière du restaurant bar Duke of Duckworth.
Photo : Radio-Canada / Marie-Ève DuSablon
À plus de 2 h 30 de vol de Montréal, voir autant de partisans du CH peut sembler surprenant.
Pourtant, dans les bars sportifs de la capitale terre-neuvienne, l’attachement envers le Canadien saute aussi aux yeux.
Quelques rues plus loin, au célèbre restaurant bar Duke of Duckworth, réputé pour son poisson-frites et ses grands écrans les soirs de matchs, l’ambiance est au rendez-vous pendant les soirs de séries éliminatoires.
Vendredi dernier, quand Alex Newhook a marqué deux buts, les cris et les applaudissements résonnaient.
Selon le serveur et barman Aidan Kenny, les amateurs de hockey de Terre-Neuve se divisent principalement entre les Maple Leafs, les Bruins et le Canadien.
On voit des fans du Canadien ici tout le temps pendant les matchs. Et ils sont passionnés.
Pour Carl Lavigne, anciennement historien du CH et désormais consultant pour l’histoire de l'équipe, ce n’est pas un cas isolé. L’attachement envers Montréal serait notamment lié à la proximité géographique et historique avec le Québec.

Une partie de hockey opposant le Canadien de Montréal aux Red Wings à Détroit, en 1957. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / David Bier
Quand la Ligue nationale a commencé, en 1917, les deux équipes canadiennes étaient Toronto et Montréal. Avec le temps, les gens se sont identifiés à l’une ou l’autre de ces équipes.
Et le phénomène ne se limite pas aux provinces de l'Atlantique.
Même aujourd’hui, dans l’Ouest canadien, en Saskatchewan, en Alberta ou même à Vancouver, on voit énormément de chandails bleu, blanc, rouge. Est-ce à cause de la langue? Des performances? Personne ne peut vraiment répondre avec certitude.
Une autre raison expliquerait toutefois cette passion terre-neuvienne, soit les joueurs locaux ayant porté les couleurs du CH.
Dans l’histoire de la LNH, il y a eu 32 joueurs originaires de Terre-Neuve : Alex Newhook aujourd’hui, mais aussi Michael Ryder ou Terry Ryan avant lui.
Quand un joueur de chez nous connaît du succès, on développe naturellement une petite préférence pour son équipe, ajoute-t-il.
Force est de constater qu’un petit bout de Montréal vit grâce aux partisans du CH au bord de l’Atlantique.


3 week_ago
39



























.jpg)






French (CA)