Relier Lausanne et Berne en moins d’une heure, en 55 minutes pour être précis. C’était la promesse du projet Rail 2000 voté par la population le 6 décembre 1987. Mais à la suite des surcoûts, des reports, puis de l’échec de l’implémentation d’une nouvelle technologie pour les trains, l’objectif initial n’a jamais été atteint. Pire, l’offre s’est dégradée. Le trajet est aujourd’hui de 69 minutes. Et la situation n’est pas près de changer. Si le projet «Transports ’45» d’Albert Rösti, dont la consultation se termine ce vendredi, fait de la réduction des temps de parcours sur l’ensemble de l’axe ouest-est «une priorité stratégique», les éventuelles améliorations sont prévues pour… après 2045.
«Le message «Transports ’45» est paradoxal, d’un côté, on assure que la ligne Lausanne-Berne revêt une importance nationale, d’un autre, on renvoie les projets à la saint-glinglin», dénonce le conseiller d’Etat socialiste fribourgeois Jean-François Steiert, également président de la Conférence des transports de Suisse occidentale (CTSO). Dans sa prise de position, l’organisation demande explicitement à la Confédération de débloquer des financements pour la réalisation des études d’avant-projet pour une nouvelle ligne Romont-Fribourg, qui représenterait une première étape de réaménagement de la ligne. La revendication est partagée par l’association OuestRail, qui appelle à «pleinement intégrer la Suisse occidentale».


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