NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L'arrivée de centres de données pour l’IA met sous tension le réseau électrique de l’Ontario et suscite de vives inquiétudes pour la gestion de l'eau, forçant les municipalités du Grand Toronto à faire des choix environnementaux cruciaux avant les prochaines élections municipales.
Malgré la consternation de plusieurs résidents, mercredi, Hamilton a refusé de mettre en application un moratoire d’un an sur l’aménagement de ces infrastructures. Cette décision survient alors que certains projets du genre sont sur la table, dont un comté par l’Université McMaster.
À une quinzaine de kilomètres à l’est, à Burlington, la construction d’un autre centre de données soulève des questions. Sur les réseaux sociaux, la conseillère municipale Lisa Kearns explique qu’un centre de données d’IA est en voie d’être aménagé près de l’angle du chemin Harvester et de Guelph Line.
Une lettre concernant l’usage du site disponible sur le site web de la Ville de Burlington indique cependant que le centre fournira des services de colocation, d’infonuagique, d’entreposage de données, d’infrastructure de réseau et de traitement de données.

Les conseillers et la mairesse de Hamilton ont rejeté mercredi une proposition pour un moratoire d’un an sur l’aménagement de nouveaux centres de données. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Saira Peesker
La Ville de Burlington ne précise pas s’il s’agit d’un centre de données spécifiquement pour l’IA, mais confirme avoir reçu une demande pour sa construction. La Municipalité indique qu’aucune décision n’a été prise encore relativement à la demande.
Encore plus à l’est, à Mississauga, une entreprise américaine souhaite bâtir un centre de données de plus de 20 000 mètres carrés. Là aussi, l’aménagement de l’immeuble fait controverse : des conseillers s’y opposent et des résidents font campagne contre le projet.
Le conseiller municipal Alvin Tedjo, qui milite contre sa construction, affirme qu’il s’agit là aussi d’un centre de données pour l’IA. Par courriel, une porte-parole de la société responsable du projet, Prologis, déclare qu’elle n’a pas encore de locataire, donc qu’elle ne sait pas comment le centre de données sera utilisé.
Différentes préoccupations
Dans chacun des cas, des préoccupations similaires font surface chez les opposants à ce type de projet, comme l’utilisation excessive d’eau, la consommation importante d’électricité et même les répercussions sur l’écosystème naturel.
La Société indépendante d’exploitation du réseau d’électricité (SIERE) a déjà confirmé que l’établissement de centre de données pour l’IA mettra de la pression sur le réseau d’électricité de la province.

Microsoft construit actuellement un nouveau centre de données sur le site d’un ancien magasin Lowe’s, entre l’avenue Islington et l’autoroute 401, dans le secteur d’Etobicoke à Toronto. Le projet touche désormais à sa fin. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Patrick Morrell
Elle notait en juillet 2025 que la demande grandissante pour l’IA et l’infonuagique faisait en sorte qu’il y a une importante demande pour des centres de données. Les centres de données pour l’IA et l’infonuagique, poursuit le SIERE, ont tendance à être plus grands et à consommer plus d’électricité.
La professeure de l’Université York Lyndsey Rolheiser, qui s’intéresse aux centres de données, note qu’il y a des préoccupations réelles entourant l’utilisation d’eau et la consommation d’électricité. Elle ajoute néanmoins que certaines entreprises cherchent à limiter leur recours au réseau municipal d’eau grâce à de nouvelles technologies.
En raison de leur taille, poursuit-elle, les centres de données pour l’IA ont un impact disproportionné sur les communautés, comparativement aux centres de données typiques des entreprises de télécommunications, qui ne font que vrombir dans un édifice dont vous ne connaissez pas l’emplacement.
Des débats près des élections
Le professeur de science politique de l’Université McMaster Peter Graefe estime que les débats entourant la construction de centres de données pour l’IA pourraient avoir des répercussions lors des élections municipales prévues en octobre en Ontario.
Je pense qu’il y a un intérêt pour certains politiciens de faire de cette question le cheval de bataille de l’élection municipale, car ça leur donne un certain avantage en le mettant de devant.
Je pense qu’il y a aussi une réelle inquiétude parmi les citoyens par rapport aux effets de ces centres-là. Ils sont dans leur premier jour, ils changent beaucoup, donc on a de la difficulté à vraiment connaître les impacts de ces centres-là au niveau de l’utilisation de l’eau, de l’énergie, des infrastructures nécessaires, ajoute le professeur basé à Hamilton.


2 month_ago
42



























.jpg)






French (CA)