Isoler une façade devrait, sur le papier, être l’un des gestes les plus banals de la transition énergétique. Amandine Boson, spécialiste des autorisations de construire chez Boson Immo, cite pourtant le cas d’un dossier valaisan qui attend depuis plus d’une année. Le projet? Ajouter 18 centimètres d’isolation périphérique à un bâtiment vieux de 37 ans. Mais sa situation en zone de danger d’inondation a entraîné des demandes supplémentaires, notamment des attestations et formulaires spécifiques. A quelques kilomètres de là, raconte-t-elle, une véranda et une pergola ont obtenu leur autorisation en un mois et demi.
Ancienne collaboratrice du Service technique municipal de Martigny pendant seize ans, dont dix dans le secteur des constructions, Amandine Boson connaît les deux côtés du guichet. Depuis son départ en 2025, elle accompagne particuliers et entreprises dans leurs démarches. Son constat est celui d’un paradoxe: «On pousse les gens à faire des améliorations énergétiques» alors que les formalités peuvent les en décourager. «Sans désigner pour autant les communes comme responsables, elles aussi doivent composer avec des exigences croissantes», insiste-t-elle.


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