Gagner de l’argent en démontrant des gains d’efficacité énergétique. L’idée s’est frayé un chemin dans plusieurs pays européens. En France, elle existe par le biais des «certificats d’économie d’énergie». Des groupes dits «obligés», en général des fournisseurs de pétrole ou d’électricité, doivent mieux gérer leur consommation d’énergie ou encourager d’autres acteurs, les «non-obligés», à faire de même. Les premiers peuvent soit gagner en efficience, soit acheter des certificats aux non-obligés, soit payer une surtaxe à l’Etat. Ce mécanisme s’est imposé comme un pilier du financement de la transition énergétique dans l’Hexagone.
En Suisse, le principe en est à ses balbutiements. Cela dénote d’un attentisme typiquement helvétique – qui consiste à regarder ailleurs avant d’adopter ce qui fonctionne – tout en participant d’un changement de paradigme. D’un monde où les gens sont incités à faire un effort, nous passons à un cadre où il y a des obligations mais aussi de l’argent à se faire.


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