A la manière d’une équipe de football avant une séance de tirs au but. En novembre dernier, à l’occasion du lancement d’une nouvelle centrale d’appels d’urgences, Pierre Maudet posait, combatif et souriant, avec des acteurs du réseau de santé, à la fois publics et privés. Les paumes des mains les unes sur les autres. Une photo pour un fait d’armes: avoir réuni Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), cliniques privées, canton et médecins de ville autour de la table. Un pour tous et tous pour un. Ou est-ce un pour tous et tout pour lui?
Depuis qu’il a remporté son pari fou et un siège au gouvernement genevois en 2023, après l’avoir quitté en cours de législature deux ans plus tôt, empêtré dans une série d’affaires, le magistrat de 48 ans a renoué avec les feux de la rampe. Climax de son retour rue de l’Hôtel-de-Ville, à la tête du Département de la santé et des mobilités (DSM), il est apparu trois fois devant la presse la dernière semaine de septembre. Pour présenter des succès, au moins d’étape: la réorganisation de l’offre en pédopsychiatrie, le vote favorable du Conseil d’Etat sur son projet de caisse maladie cantonale, et la victoire dans les urnes du financement d’infrastructures de mobilité en France voisine, en dépit du sentiment anti-frontalier tenace qui habite la République. «Un Grand Chelem», dixit Julien Pala, le secrétaire général de son parti Libertés et justice sociale (LJS).


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