NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Dans le quartier résidentiel très sombre de Catalina Foothills, à Tucson, en Arizona, l'absence presque totale de pollution lumineuse crée un environnement idéal pour observer les étoiles. Mais ce décor, pensé pour protéger le ciel nocturne, a aussi rendu plus difficile l'enquête autour de l'enlèvement de Nancy Guthrie, 84 ans, la mère de la présentatrice américaine Savannah Guthrie.
L'affaire remonte à la nuit du 31 janvier 2026, lorsque l'octogénaire a été arrachée de son lit par un ou plusieurs assaillants restés non identifiés. Près de cinq mois plus tard, les enquêteurs n'ont toujours pas localisé la victime ni identifié de suspects, malgré une forte mobilisation médiatique et policière autour de ce dossier très suivi.
NEWSLETTER
Recevez le meilleur de Slate directement dans votre boîte mail.
De nouveaux éléments, notamment des lettres de rançon rendues publiques cette semaine, apportent peu de réponses mais soulèvent de nouvelles questions, selon la BBC. La famille Guthrie estime que ces messages sont authentiques: l'un aurait réclamé plusieurs millions de dollars en bitcoin, l'autre aurait affirmé que Nancy Guthrie était morte accidentellement après l'enlèvement, tout en exprimant des regrets.
Pour plusieurs spécialistes, l'hypothèse d'un enlèvement qui aurait mal tourné pourrait expliquer l'enlisement de l'enquête. Si Nancy Guthrie est morte, le dossier ne relève plus seulement du kidnapping, mais d'un homicide, ce qui peut pousser les auteurs à se cacher davantage et à faire disparaître les traces.
Une enquête compliquée
Les obstacles sont aussi géographiques. Catalina Foothills se situe au pied d'un relief accidenté, avec des terrains difficiles à surveiller et des arroyos, ces lits de rivières asséchés, qui offrent de multiples passages discrets. Dans ce type d'environnement, les indices matériels sont rares, dispersés et parfois vite effacés par le climat ou le passage des habitants, humains comme animaux.
À cette difficulté s'ajoutent des tensions –c'est un classique– entre autorités locales et fédérales. Le FBI assure avoir été tenu à l'écart au début, tandis que le shérif du comté de Pima affirme au contraire avoir sollicité l'aide fédérale dès la nuit de l'enlèvement. Des désaccords ont aussi porté sur la gestion des preuves et le choix des laboratoires d'analyse.
Plusieurs experts en criminalistique ont critiqué certaines décisions prises dès les premières heures, notamment la remise en circulation trop rapide de la scène du crime. Selon eux, un tel choix peut compromettre durablement une enquête, car toute contestation future de la défense peut fragiliser les éléments recueillis.
La personnalité du shérif Chris Nanos, déjà contestée localement, a encore accentué les tensions autour du dossier. Entre dénégations, aveux partiels et polémiques administratives, l'enquête a été menée dans un climat de méfiance qui n'a pas facilité le travail des investigateurs.
Malgré tout, les autorités disent poursuivre activement les recherches et avoir reçu des dizaines de milliers de signalements. La famille Guthrie maintient une récompense d'un million de dollars (876.000 euros environ) et à lancer des appels à témoins. Dans une intervention émouvante à la télévision, Savannah Guthrie a une nouvelle fois demandé au public de parler: «Quelqu'un sait quelque chose.»





























.jpg)






French (CA)