NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Doug Whitney a hérité d'une mutation génétique rare qui a frappé nombre des membres de sa famille, victimes d'un déclin cognitif dès la cinquantaine. Lui reste mentalement alerte, bien au-delà de l'âge fatidique. Selon une étude publiée dans le Journal of Alzheimer's Disease, la raison probable tiendrait à son exposition, tout au long de sa carrière de mécanicien de marine, aux fortes températures des salles des machines.
Un rescapé exceptionnel
Les personnes porteuses des gènes d'Alzheimer connaissent généralement un déclin cognitif précoce, parfois dès 30 ou 40 ans. Mais une poignée d'entre elles échappent à la maladie. Ces « porteurs d'une mutation de résistance exceptionnelle » pourraient être la clé de futurs traitements, et Doug Whitney n'est que l'une des trois personnes de ce type connues à ce jour.
Lorsqu'il s'est présenté pour la première fois à l'École de médecine de l'université Washington, avec son cousin, il avait dix ans de plus que l'âge d'apparition de la maladie dans sa famille, raconte le neurologue Jorge Llibre-Guerra, auteur de l'étude. Découvrir qu'il était bel et bien porteur de la mutation a constitué une grande surprise.
Une équipe de chercheurs américains de Boston réalise une avancée majeure en identifiant 16 nouveaux gènes impliqués dans le développement d’Alzheimer. Ces découvertes permettront-elles d’améliorer le dépistage et d’ouvrir la voie à de nouveaux traitements ?... Lire la suite
Doug Whitney porte une forme mutée du gène PSEN2, responsable, selon les chercheurs, de l'Alzheimer précoce chez tous les autres membres de sa famille. « C'est vraiment important pour moi de comprendre », confie-t-il. Sa mère comptait treize frères et sœurs, dont dix sont morts avant 60 ans, un véritable fléau familial.
Il échappe à la maladie d'Alzheimer. Son environnement professionnel a-t-il joué un rôle dans l'élimination de la protéine tau, empêchant ainsi sa mutation génétique de se manifester pleinement ? © Amorn Suriyan, iStock
Le rôle possible des protéines de choc thermique
La mutation PSEN2 est liée à une surproduction de protéine amyloïde, qui s'accumule dans le cerveau et contribue à la progression d'Alzheimer. Au deuxième stade de la maladie, associé au déclin cognitif, s'ajoute habituellement une accumulation de protéine tau. Pour des raisons encore inconnues, l'organisme de Doug Whitney empêche sa mutation de se manifester pleinement.
Les scanners de son cerveau révèlent une importante accumulation d'amyloïde, mais une concentration de tau limitée à une seule zone. Son liquide cérébral présente par ailleurs un taux anormalement élevé de protéines dites « de choc thermique ». Produites par les cellules en réponse à des conditions stressantes comme une forte chaleur ou les rayons UV, ces protéines jouent un rôle de chaperon : elles stabilisent, replient et réparent d'autres protéines.
La maladie d'Alzheimer est-elle héréditaire ?
Toutes les personnes ayant un proche de la famille atteint de la maladie d’Alzheimer se sont déjà posé la question : la maladie d’Alzheimer est-elle héréditaire ? Vais-je être atteint aussi ? Mes enfants sont-ils à risque de déclencher la maladie ? Et si oui, que peut-on faire pour retarder la survenue de la maladie ?... Lire la suite
Nous ne comprenons pas encore si - et comment - ces protéines de choc thermique interviennent, précise le docteur Llibre-Guerra. Dans ce cas précis, elles pourraient toutefois participer à empêcher l'agrégation et le mauvais repliement de la protéine tau. Les chercheurs soupçonnent que le travail de Doug Whitney comme mécanicien à bord des navires lui a laissé des niveaux élevés de ces protéines.
Une piste à explorer
Si l'on parvenait à percer le mécanisme de cette résistance, on pourrait tenter de le reproduire par une thérapie ciblée destinée à retarder ou prévenir l'apparition d'Alzheimer, avance le neurologue.
Une étude menée sur des centaines de seniors révèle pourquoi certaines personnes conservent une mémoire intacte malgré des lésions cérébrales typiques de la maladie. Les chercheurs identifient plusieurs habitudes capables de protéger durablement le cerveau – et il n’est jamais trop tard pour s’y mettre.... Lire la suite
Les auteurs soulignent que des études précliniques, cliniques et épidémiologiques suggèrent qu'une température corporelle élevée favorise l'élimination de la protéine tau. Cette observation invite à examiner de plus près la thermorégulation comme facteur modifiable dans l'équilibre de la tau et la vulnérabilité à Alzheimer, avec des implications pour l'interprétation des biomarqueurs comme pour les stratégies thérapeutiques.
Ce cas isolé demeure une hypothèse de recherche, qui devra être confirmée par d'autres travaux. Pour toute question relative à Alzheimer ou à un risque familial, un professionnel de santé reste le meilleur interlocuteur.


1 week_ago
80



























.jpg)






French (CA)