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ENTRETIEN - De Victor Hugo à Marx et Engels en passant par Bardèche, l’auteur de La Comédie humaine a été revendiqué par toutes les familles politiques françaises à travers l’histoire, raconte Judith Lyon-Caen, historienne de la littérature dans «Balzac nous appartient» (éditions du CNRS).
Passer la publicitéHistorienne de la littérature, Judith Lyon-Caen vient de publier Balzac nous appartient (éditions du CNRS).
LE FIGARO. - Dans votre livre, vous montrez que le beau-frère de Robert Brasillach, a consacré une thèse à Balzac à la fin des années 1930. Mais Balzac a aussi été célébré par les monarchistes. Au fond, aux XIXe et XXe siècles, existe-t-il une famille politique qui n’ait pas revendiqué Balzac ?
Judith LYON-CAEN. - On peut dire que les républicains, modérés ou non, ont plutôt été captés par la figure de Victor Hugo, l’écrivain républicain national par excellence. Balzac se situe davantage sur les bords de l’échiquier politique : soit du côté conservateur et contre-révolutionnaire, soit revendiqué par les marxistes, les socialistes et même certains anarchistes comme un critique lucide de la société capitaliste et bourgeoise.
Bardèche a aussi proposé dans le journal collaborationniste de son beau-frère, Je suis partout, une lecture fasciste de Balzac. Ce Balzac «fasciste» de Bardèche…


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