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Le Carrefour pour femmes, au Nouveau-Brunswick, a 45 ans. L’organisme à but non lucratif rend hommage aux quelque 10 000 personnes survivantes de la violence basée sur le genre qui sont passées par sa maison de transition depuis 1981.
Du 28 juin — date d’anniversaire de l’organisme — au 28 juillet, le Carrefour pour femmes s’est donné pour objectif de recueillir 10 000 $ pour poursuivre une mission qui est toujours pertinente aujourd’hui.
La violence basée sur le genre, c'est un problème dans la communauté, même si on ne le voit pas toujours, a expliqué en entrevue, jeudi, la directrice générale Renée Charron.
Ça peut être une collègue qui commence à manquer plus de travail, ça peut être une amie qui, soudainement, ne vient plus souper avec la gang, dit-elle.
Ça peut affecter 1 personne sur 3. C’est définitivement une réalité, et on demande à la communauté de participer à notre campagne en offrant un don de 45 $ pour honorer notre anniversaire, plaide la responsable de l’organisme.

Renée Charron est la directrice générale du Carrefour pour femmes. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani
Le Carrefour pour femmes offre des services d’intervention de crise variés aux survivantes de la violence basée sur le genre ainsi qu’à leurs enfants, dans les régions de Moncton et du Sud-Est.
Sa maison de transition compte 41 lits, souvent occupés. J’encourage toujours les survivantes à quand même nous appeler. On a d'autres services à l'extérieur de la maison de transition, rappelle Renée Charron.
Depuis 1981, le Carrefour a observé une hausse de la demande, que la directrice attribue notamment à la hausse récente de la population de Moncton et des environs.
Ce qu'on a remarqué dans les derniers 45 ans, c'est qu'il y a de nouvelles formes de violence, note-t-elle par ailleurs. La violence en ligne, le stalking, le harcèlement en ligne.
L’engagement envers les personnes faisant face à la violence familiale reste centré sur des ressources qui leur sont essentielles. C'est de pouvoir offrir aux femmes et aux enfants des logements sécuritaires, des services de counseling en santé mentale, des logements abordables, la nourriture, dit Renée Charron.
Malgré ce schéma qui se remarque d’une personne à l’autre, chaque histoire est différente, et les besoins sont toujours complexes et uniques, indique-t-elle.
Avec les renseignements de Janic Godin


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