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Alors que le gouvernement de l’Alberta autorise depuis quelques mois le relèvement de la vitesse à 120 km/h sur certains tronçons d’autoroute de la province, les résultats d’un sondage de la province montrent que la mesure est accueillie plus favorablement par les jeunes gens, soit deux tiers des répondants, tandis que des conducteurs âgés se sont montrés moins enclins à la soutenir.
C’est Don Davidson, résident d’Edmonton, qui a obtenu ces résultats grâce à une demande d’accès à l’information. Il les a transmis à CBC News.
Je voulais voir les résultats de l’enquête, car je ne pensais pas que la grande majorité des Albertains souhaitaient une augmentation de la vitesse sur les autoroutes, explique l'ingénieur à la retraite.

C’est Don Davidson, d’Edmonton, qui a obtenu les résultats du sondage grâce à une demande d’accès à l’information.
Photo : Radio-Canada / David Bajer/CBC
Près de 60 000 Albertains ont participé à l’enquête en ligne menée par la province du 7 novembre au 12 décembre 2025.
Bien qu’il ne s’agisse pas de la méthode la plus scientifique pour évaluer l’opinion publique, les résultats de l’enquête permettent de mieux comprendre pourquoi de nombreux Albertains souhaitent rouler plus vite sur les autoroutes et d’où provient l’opposition à cette idée.
Environ 87 % des répondants de moins de 35 ans ont dit qu’ils étaient, soit tout à fait d'accord, soit plutôt d'accord, avec l'idée de relever la limitation de vitesse sur les autoroutes à voies séparées.
Cette proportion est tombée à 76 % chez les répondants de la tranche d'âge de 35-54 ans, et à 50 % chez les 55 ans et plus.
Scepticisme chez les vieux routiers
Le rapport met également en évidence un scepticisme accru chez les conducteurs les plus expérimentés : 8 % de ceux d'entre eux qui ont entre deux et cinq ans d’expérience de conduite se sont dits fortement opposés à cette idée, et près d’un tiers des conducteurs ayant plus de 10 ans d’expérience.
Dans leurs réponses, les partisans de l’augmentation de la limitation de vitesse ont le plus souvent évoqué le gain de temps lors de leurs trajets en voiture.
Plus de la moitié d’entre eux ont fait valoir que ce gain de temps se traduirait par un bénéfice économique plus important pour la province.
Les partisans de l’idée ont également fait savoir que de nombreux conducteurs dépassaient déjà la limite de 110 km/h.
La vitesse tue
De nombreux participants ont fait part de leurs inquiétudes concernant la sécurité et l’aggravation des accidents. Certains ont repris à leur compte le slogan La vitesse tue.
Mon père a perdu la vie sur une autoroute à double voie, a écrit l’un d’eux. Vous aurez du sang sur les mains si vous rendez les autoroutes moins sûres.
Un autre participant, qui a indiqué faire partie de la patrouille routière depuis 2006, a fait savoir que l’augmentation des limitations de vitesse ne ferait qu’accroître le nombre de collisions et, ainsi, mettre encore plus le système de santé provincial à rude épreuve.
Un autre participant, qui s’est présenté comme un secouriste à la retraite, a écrit : Une vitesse accrue entraîne une augmentation du nombre de blessés et de décès.

Selon Mark Perry, ingénieur à la retraite résidant à Edmonton, la plupart des autoroutes de l’Alberta ne sont pas conçues pour une vitesse de circulation plus élevée.
Photo : Radio-Canada / Kevin Sabiston/CBC
Un grand succès, selon la province
La GRC et le gouvernement de l’Alberta ont indiqué que le nombre d’accidents survenus sur les tronçons de l’autoroute 2, où la limitation de vitesse a été augmentée dans le cadre d'un projet pilote, avait diminué par rapport à la même période l’année dernière.
Au début du mois, le ministre provincial du Transport et des Corridors économiques, Devin Dreeshen, a affirmé que le projet pilote était un grand succès et qu’il était désormais étendu sur une distance pouvant atteindre 44 kilomètres.
Cependant, selon Mark Perry, ingénieur des transports à la retraite résidant à Edmonton, la plupart des autoroutes de l’Alberta ne sont pas conçues pour une vitesse de circulation plus élevée.
Il a noté que des améliorations avaient été apportées au tronçon pilote de l’autoroute 2, mais que, selon ses estimations, la conversion de tous les tronçons de cette voie, entre Edmonton et Calgary, coûterait plus de 350 millions de dollars, et plus de 1 milliard de dollars pour tous les autres tronçons d’autoroute concernés.
D’après un texte (nouvelle fenêtre) de Madeleine Cummings


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