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Politique et société : l’anarchisme selon ses termes et sans bagage marxiste (Andrew Sage et Résistance 71)

2 month_ago 23

         

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Nous avons trouvé ce petit texte d’Andrew Sage pertinent et nécessaire, dans la mesure où chaque fois qu’une crise pointe le museau, le système ressort marxistes et marxisme des placards afin de canaliser l’opposition et de s’assurer qu’elle tourne bien en rond dans le bocal systémique aux limites bien définies. Sortir du cadre, penser anarchiste, ouch ! Là on passe dans une subversivité intolérable. Quand on voit que même récemment un Emmanuel Todd fait son « coming out » marxiste, on est vraiment au bout du bout du banc…
Il n’y a pas et ne saurait y avoir de solution au sein du système, dont Marx fait bien sûr partie, comme l’illustre le second dessin ci-dessous, peignant une réception de Marx à Wall Street, dessin paru dans un journal américain au début du XXème siècle… (source : Anthony C. Sutton dans son livre « Wall Street et la révolution bolchévique »)
~ Résistance 71 ~

L’anarchisme selon ses propres termes

Ou comprendre l’anarchisme sans bagage marxiste

Andrew Sage

Mai 2026

Url de l’article original:

https://www.andrewsage.org/articles/anarchism-on-its-own-terms

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Une vie de conditionnement social autoritaire combinée avec des siècles d’ordre hiérarchique peuvent rendre bien difficile une approche de l’idée de l’anarchisme. La philosophie et le mouvement nous appellent à dépasser la domination en confrontant la hiérarchie dans nos foyers, nos écoles, nos lieux de travail et dans nos relations sociales. L’anarchisme peut en fait être bien familier, comme par exemple à chaque fois que nous respectons le consentement, nous collaborons avec les autres sur un pied d’égalité et quand nous nous engageons dans une action directe dans notre vie quotidienne. Mais si nous ne déracinons pas consciemment et continuellement nos tendances autoritaire et nos mauvaises appréhensions en étudiant l’Idée par la théorie et la pratique, une compréhension hollistique de l’anarchie demeure élusive.

En tant que personne ayant emprunté ce chemin du voyage une vie durant de compréhension et d’application de ces principes dans la poursuite de la libération, je me retrouve souvent luttant avec cette tache de communiquer l’anarchisme sans adjectifs. Récemment, j’ai réfléchi sur le comment ma compréhension a évolué et s’est approfondie avec le temps. En juillet prochain, cela sera le 6ème anniversaire de mes publications d’essais sur YouTube, un projet que j’ai commencé alors que j’étais encore vert dans la compréhension de ces idées et j’ai cherché à organiser mes pensées en apprenant. De manière générale, j’écris pour une audience qui est au bas mot critique du statu quo et curieuse au sujet de l’anarchisme. Mais même avec leur sympathie, des notions préconçues et des biais continuent de colorer la façon dont mon travail est lu et perçu.

Marx à Wall Street
« Ra-vis ! »

Peut-être que le plus insidieux de ces biais est le spectre du marxisme.

J’ai récemment publié une courte réponse à la rhétorique du marxisme par défaut (the rhetoric of Marxism-by-default, ) dans laquelle j’ai averti de quelques assomptions et conclusions discursives qui empêchent souvent un engagement avec l’anarchisme dans ses propres termes. Parmi ceux qui se considèrent “de gauche”, ce qui n’est pas mon cas, l’anarchisme a été de fait réduit à une simple variante du marxisme. Ceci est essentiellement dû à une vaste ignorance (NdT : savamment entretenue pas ces même “marxistes”…) de la théorie et de l’histoire anarchistes.

Les travaux de Karl Marx et de Friedrich Engels planent largement sur les conversations de ceux qui recherchent des alternatives au système. Beaucoup sont introduits à la pensée anti-capitaliste par l’étude critique de Marx de l’économie politique. Largement traduite et disséminée, la théorie marxiste a gagné une forte prééminence par les efforts d’états se voulant socialistes et un prestige gagné dans les halls des universités et de l’intelligentsia. Son poids est indéniable. Les théories anarchistes par contraste, n’ont pas reçu un siècle de tampon administratif et de soutien institutionnel. (NdT : et pour cause, l’anarchisme est l’anti-institutionnel par excellence alors que le marxisme se complet dans la norme académique…La doctrine marxiste telle que pratiquée n’est en rien ennemi du système, bien au contraire, elle récupère la contestation  pour maintenir le statu quo oligarchique. Posez-vous la question de savoir pourquoi dans aucun programme d’enseignement de philo, on ne discute des idées de Proudhon, Bakounine, Kropokine ou Landauer ? Par contre Marx est au programme d’étude. La réponse est simple : Marx est profond certes, mais pas vraiment subversif. Les anarchistes sus-mentionnés sont profonds et hautement subversifs pour le système, bien trop dangereux pour que les idées diffusent. Autre question, pourquoi passe t’on un trimestre ou plus à apprendre la révolution française et la Commune de Paris n’a droit qu’à quelques lignes dans un livre d’histoire scolaire ?.. Quelle révolution est la plus subversive des deux ?..) L’idée a en fait circulé bien plus modestement au fil des efforts de la base populaire et n’est devenue plus accessible qu’avec l’avènement de l’internet. (NdT : historiquement, les idées anarchistes furent le fer de lance de la contestation sociale au XIXème siècle jusqu’au début XXème. Proudhon et ses écrits furent bien plus lus que Marx. L’Internationale ouvrière jusqu’en 1872 représentait bien plus le courant anarchiste que les idées de Marx et Engels, c’est du reste pour cela que les deux compères agirent pour faire expulser les anarchistes de l’Internationale des Travailleurs… En Espagne 36, la révolution sociale se mit en place sous une formule anarchiste, les marxistes dominant alors stalinistes réprimèrent les conseils ouvriers et les collectifs paysans, faisant le boulot pour les fascistes. Le Front Populaire français n’aida pas la révolution espagnole et ferma la frontière, parqua les réfugiés anarchistes dans des camps, pourquoi les anarchistes sont-ils la cible de la droite comme de la gauche du capital, marxistes inclus ?). Beaucoup de travaux anarchistes demeurent inconnus et non traduits pour diffusion. (NdT : on fait notre part du boulot à Résistance 71 depuis 2010…) Le travail anarchiste le plus recommandé ne fait que gratter la surface du sujet, de superbes perles modernes demeurent disséminées au gré des zines en ligne ainsi que des forums et des blogs (NdT comme Résistance 71…) et des niches variées de livres anarchistes et non-anarchistes que chacun est appelé à découvrir, à synthétiser et à faire connaître.

Bon nombre de gens connaissent la fameuse déclaration de Pierre Joseph Proudhon “La propriété c’est le vol !” Mais peu savent que cet homme de paradoxe avait aussi déclaré que “la propriété est impossible !” Ainsi que “La propriété est liberté!” Bien que ses idées aient eu un impact significatif dans l’histoire de la pensée socialiste, Proudhon a souvent été réduit à ces quelques slogans, ses bigoteries et, parmi les marxistes, sa supposée réfutation par Marx dans son ouvrage “La misère de la philosophie” (1847).

Ce ne devrait pas être controversé que de dire que Marx n’avait simplement pas compris Proudhon. Peu le comprennent en fait, ou même essaie de le comprendre et la difficulté de l’écriture de Proudhon ne rend pas ce fait surprenant. Son style souvent incorpore des paradoxes et des provocations qui sont difficiles à comprendre et peuvent être mal interprétés, surtout lorsque les écrits sont pris hors contexte. Comme l’ont démontré des chercheurs anarchistes comme Iain McKay et Shawn P. Wilbur, cela prend une certaine étude et réflexion pour mettre à plat les idées de Proudhon ; “il est impossible d’en faire le tri en deux jours.”. Je peux admette que j’ai fait suffisamment de recherches pour savoir que je n’en ai pas fait assez sur Proudhon et son travail afin d’en donner une caractéristique définitive.

Mais la sévère déformation de Proudhon par Marx a été élevée au delà du mérite par le prestige du nom de Marx et plus d’un siècle de rabâchage. Malgré des réponses anarchistes pertinentes à la mauvaise représentation de Marx de Proudhon, la position de Marx parmi les radicaux demeure inchangée, alors que la vaste majorité du travail de Proudhon demeure non-traduit et sous-exploré. De fait, certains se sont même aventurés à effacer tout le travail de Proudhon de l’anarchisme d’un bloc, çékomça.

Le reste de cet article n’a aucune intention d’être une critique anarchiste de Marx, Engels ou du marxisme, ni même une comparaison entre ces deux grandes tendances du socialisme. Une telle chose a déjà été entreprise par bon nombre d’anarchistes passés et présents, citons par exemple Michel Bakounine et son “étatisme et anarchie” (1873), Rudolf Rocker “Marx et l’anarchisme” (1925), Sam Dolgoff “La critique du marxisme” (1983), Ronald D. Tabor “La tyrannie de la théorie” (2013), Thorn Holferman “Karl Marx, pas infaillible” (2014) [NdT : nous l’avons traduit et le publierons bientôt], Lucien van der Walt “Anarchisme et marxisme” (2017), William Gillis “Anti-Engels ou l’action anti-anti-Duhring” (2021), Frank Miroslav “Nous ne sommes pas d’accord sur le capitalisme” (2024) parmi d’autres. (—see: Mikhail Bakunin’s Statism and Anarchy (1873), Rudolf Rocker’s Marx and Anarchism (1925), Sam Dolgoff’s The Critique of Marxism (1983), Ronald D. Tabor’s The Tyranny of Theory (2013), Thom Holterman’s Karl Marx: Not Infallible (2014), Lucien van der Walt’s Anarchism and Marxism (2017), William Gillis’ Anti-Engels (or Anti-Anti-Duhring Aktion) (2021), Frank Miroslav’s We Don’t Agree on Capitalism (2024),

Mon but n’est pas non plus de décortiquer l’utilité de la contribution de Marx à l’étude de l’accumulation de richesse, de la crise capitaliste, du fétichisme de la commodité, de l’aliénation ou de l’exploitation. La théorie marxiste n’est simplement pas indispensable à mes finalités anarchistes. (NdT : c’est ce que nous disons souvent dans nos discussions avec les marxiens non “marxistes” : nous arrivons aux mêmes conclusions en ayant pris des chemins différents, c’est ce qui importe et nous rassemble, assez des guéguerres de clochers, qui ne font que diviser les (r)évolutionnaires…) Bien que certains anarchistes trouvent une valeur dans l’exercice, je ne suis pas particulièrement intéressé à réconcilier l’anarchisme et le marxisme. Mon but n’est pas de rejoindre le concert des critiques anarchistes de Marx et de son idéologie, ni même de me connecter avec des marxistes, mais simplement à aider des étudiants comme moi à développer l’idée pour commencer à comprendre ce qui différencie les cadres de référence anarchiste et marxiste afin de perfectionner notre communication avec la population au plus grand large, qui est de plus en plus paumée.

Visions distinctes de la libération

L’anarchisme et le marxisme ne partent pas du même point de départ d’analyse. Les marxistes regardent l’histoire comme façonnée par les conditions matérielles et la lutte des classes. Le capitalisme est défini comme un “mode de production”, une manière d’organiser la vie économique et le travail, par laquelle la classe capitaliste contrôle les moyens de production et exploite le travail de la classe laborieuse en en tirant la plus value. L’état est instrumentalisé, c’est à dire qu’il est vu comme l’outil de différentes classes afin de satisfaire leur volonté. Pour les marxistes, l’état est un instrument nécessaire qui doit être temporairement saisi, typiquement par le Parti communiste, afin d’organiser la production et de supprimer la contre-révolution jusqu’à la dissolution finale de la division de classe, c’est à ce moment que l’état “s’estompe” et disparait.

Les anarchistes ne prennent pas le capitalisme comme point de départ, mais la question de l’autorité : qu’est-ce qu’elle est, où apparait-elle, comment se reproduit-elle et comment la démanteler dans toutes les sphères. Le capitalisme n’émerge que ces quelques derniers siècles, l’autorité quant à elle, a opprimé l’humanité depuis des millénaires. Alors que les anarchistes s’opposent aux relations de classes inhérentes au système capitaliste, notre lutte va au-delà et est multi-dimensionnelle. Nous ne sommes pas de simples anti-capitalistes. Nous nous opposons à toute relation et système qui placent une personne ou un groupe de personnes en position d’autorité sur les autres. Le projet anarchiste défie l’autorité et le privilège où qu’ils apparaissent : dans l’économie, le gouvernement, et la vie sociale. Dans le même temps, les anarchistes recherchent à construire de nouvelles formes d’associations enracinées à la fois dans l’autonomie individuelle et l’inter-dépendance sociale.

Les termes de vocabulaire partagés comme classe, état et révolution dissimulent nos profondes différences théoriques (NdT : et aussi surtout pratiques…). Marxistes et anarchistes comprennent les mêmes termes de manière bien différente. Les marxistes voient l’état comme essentiellement un instrument de domination de classe, qui doit être utilisé à des fins révolutionnaires socialistes. Pour les anarchistes, l’état n’est pas un simple instrument. Le mot classe est aussi compris non pas seulement en termes de relations de production, mais aussi en termes de relations de domination. Ceci constitue des cadres de fonctionnement bien différents, qui inévitablement résulte en des stratégies divergentes. Alors que la plupart des marxistes balaient sous le tapis la question de l’autorité et voient une utilité à saisir l’état afin de résoudre l’affaire de la lutte des classes, les anarchistes reconnaissent que l’autorité de l’état à la fois précède et institutionnalise les dynamiques de la classe particulière identifiée sous le capitalisme.

Les capitalistes collaborent avec l’état pour maintenir une économie qui bénéficie les intérêts de son élite (NdT : et qui les maintient au pouvoir par la corruption inhérente et le “pouvoir” de l’argent qui finit par acheter le politique…), mais l’état en lui-même représente une “dynamique de classe” et possède ses propres intérêts (NdT : d’ordre politique, parce que la domination est avant tout politique, l’économique est une dérive du politique, le pouvoir s’est d’abord détaché du corps social où il était savamment dilué et maintenu comme tel, pour constituer une “caste du pouvoir”, l’économique a suivi et emprunté ce schéma déjà construit…cf. La recherche de l’anthropologue politique du CNRS Pierre Clastres à ce sujet, aucune recherche ne le montre aussi distinctement…). Les anarchistes refusent de sous-estimer le rôle antagoniste de l’État dans la lutte millénaire de l’humain pour la liberté. Les états ne peuvent pas être “capturés” et redirigés à des fins libératrices ; leur nature hiérarchique les rend imperméable au véritable contrôle populaire. Ils doivent être démantelés, ou ils reproduisent les mêmes structures de subordination que notre révolution sociale cherche à abolir (NdT : voir l’échec de TOUS les états marxistes sans exception, y compris ceux qui perdurent toujours…)

Cette assomption d’une compréhension partagée de classe et de l’état peut mener les marxistes et les anarchistes communistes à la fausse conclusion qu’ils ont la même compréhension du but final, celui d’une société sans état, sans classes et sans argent et simplement une différence dans la stratégie révolutionnaire. Mais les anarchistes et les marxistes ne partagent pas forcément le même but final ni même ne sont d’accord sur la nature même de la révolution.

D’abord, le but final de la fin de l’état du marxisme n’est pas la société sans état anarchiste. Le communisme marxiste, comme décrit par Engels, maintient une autorité administrative ; les anarchistes rejettent l’autorité sous toutes ses formes. Et contrairement à la réduction populaire de l’anarchisme à sa variété communiste, l’anarchisme est bien plus économiquement pluraliste dans son opposition au capitalisme et à l’état. Le mutualisme, une des écoles originales de la pensée anarchiste, est notoirement ouvert à l’expérimentation à la fois des marchés non-capitalistes et de l’argent sous sa forme de crédit mutuel.

Secundo, les marxistes souvent cadrent la révolution comme un processus de transformation sociale guidée par l’état. Les anarchistes en revanche, voient la révolution comme un processus constant de transformation des relations sociales au travers d’organisation et d’opposition pré-figuratives à la hiérarchie, de partout. (NdT : voir nos publications de Gustav Landauer sur ce blog…). C’est la transformation de la vie en elle-même, l’émancipation de tous les dépossédés et des exploités à tous les étages de la société de toutes relations de domination.

Ainsi la question de l’organisation révolutionnaire est approchée différemment. Les stratégies marxistes insistent sur la primauté d’une organisation hiérarchique centralisée, typiquement issue d’un parti d’avant-garde, en préparation de la saisie de l’état et des institutions. Les anarchistes eux, regardent vers des organisations horizontales et décentralisées, formées par l’association libre, comme moyen de préfigurer des relations anarchistes. Alors que les organisations marxistes se focalisent sur la construction de leur conscience de classe au sein des travailleurs, la “conscience de classe” que les anarchistes visent à construire est une conscience anarchiste bien différente, qui identifie et s’oppose à toutes relations de domination dans la société.

En résumé, comprendre l’anarchisme au travers des cadres et prismes marxistes peut obscurcir ce qui est bien distinct dans la philosophie anarchiste. Anarchisme(s) et marxisme(s) mettent en avant différentes visions de la liberté et des chemins pour y parvenir. Bien qu’il soit clairement possible d’amener ces tendances à discuter, un effort doit être fait pour bien comprendre ce qui les distingue et de mieux traduire le vocabulaire qui souvent est partagé mais compris différemment par les deux entités. En ne regardant l’anarchie que dans l’ombre de Marx, on loupe l’unicité de l’Idée.

L’anarchisme n’a en rien besoin de la béquille Marx pour se tenir debout.

Tout le pouvoir au peuple !

Paix.

= = =

Marxisme, anarchisme et anthropologie politique :

Anthropologie politique sur Résistance 71

« Les marxistes et leur anthropologie » (Pierre Clastres)

Gustav Landauer et la société organique

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

5 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Société des sociétés organique avec Gustav Landauer

Le secret de la liberté est…
la Résistance !

This entry was posted on 22 juin 2026 at 3:19 and is filed under actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, guerres hégémoniques, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , . You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

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