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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 30/09/2026 à 17h59, mis à jour le 30/09/2026 à 18h03

Les trois comparaîtront pour association de malfaiteurs terroriste, et deux, aussi, pour fabrication de produits incendiaires ou explosifs, en relation avec une entreprise terroriste.
Passer la publicité Passer la publicitéTrois hommes d'une vingtaine d'années seront jugés en novembre à Paris, dont deux soupçonnés d'avoir réalisé, deux ans plus tôt, des tests chimiques en vue de préparer une attaque djihadiste à l'explosif, notamment contre la mairie de Poitiers, a appris mercredi l'AFP de source proche du dossier. Les trois comparaîtront pour association de malfaiteurs terroriste, et deux, aussi, pour fabrication de produits incendiaires ou explosifs, en relation avec une entreprise terroriste.
Cette association présumée comprend «deux branches»: «les échanges et projets destinés à la commission d'actions violentes en France» dans le but d'y créer un État islamique, ainsi que le «recrutement d'individus à rejoindre la Syrie », d'après l'analyse des juges d'instruction, dont l'AFP a eu connaissance. Le principal suspect, âgé aujourd'hui de 22 ans, s'est illustré par «sa détermination à fabriquer des explosifs», poursuivent les magistrates.
Ce Nantais «n'hésitait pas à contacter plusieurs individus, se revendiquant de l'idéologie de l'État islamique, afin de leur exposer avec précision ses activités en cours, et son intention de mener notamment une attaque à Poitiers», notent les magistrates. Le 28 octobre 2024, il échangeait sur Telegram avec «un interlocuteur non identifié» au sujet d'un projet d'attaque de la mairie de Poitiers. «Nous voulons en faire un symbole pour l'ancienne vengeance», disait-il, envoyant la localisation de la mairie, selon des éléments des investigations, consultés par l'AFP.
«Une entreprise de troll»
Lui a démenti toute ambition terroriste. Il évoquait un défi scientifique, et avoir contacté un cadre de l'État islamique pour récupérer des recettes de confection d'explosifs, sans vouloir vraiment commettre d'actions violentes. «C'était, au mieux, une entreprise de troll», abonde auprès de l'AFP son avocat, Me Romain Ruiz. «Mon client a écrit, en détention, un livre pour réfuter point par point la pensée de l'État islamique. Ce que je reproche à l'antiterrorisme c'est de refuser obstinément de le voir et de s'entêter à le poursuivre, alors qu'il n'a jamais voulu terroriser qui que ce soit».
Aux côtés de ce suspect, sur le banc des prévenus, se trouvera un vingtenaire accusé d'avoir pris «une part active» dans le projet de fabrication d'explosifs, et un troisième homme, n'y ayant, lui, pas participé. Il est cependant accusé d'avoir conclu un pacte d'allégeance avec le principal suspect et d'avoir distribué des tracts à sa demande. Il lui est aussi reproché de n'avoir «émis aucune opposition» au projet de partir en Syrie. Ce renvoi «nous apparaît totalement injustifié», ont réagi auprès de l'AFP ses avocats Mes Colomba Grossi et Vincent Brengarth. «La dérive du principe de précaution est devenue telle qu'elle dépossède les magistrats de leur pouvoir d'appréciation et de leur responsabilité», ont-ils estimé.


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