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L'association Sepant, qui se donne pour mission de protéger la biodiversité en Indre-et-Loire, fête ses 60 ans, samedi 3 octobre, au Château du Pessis, à la Roche.
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Par Pauline Lecouve Publié le 3 oct. 2026 à 6h00
Ce samedi 3 octobre, l’association Sepant fête ses 60 ans. La Société d’Études, de Protection et d’Aménagement de la Nature en Touraine (Sepant), créée par des universitaires, agit depuis 1966 pour préserver la biodiversité en Indre-et-Loire.
À l’occasion de son 60e anniversaire, l’association organise une journée de fête au Château du Plessis, à La Riche, entre 11 h et 18 h. Au programme : des balades naturalistes, des conférences, des ateliers, etc. À cette occasion, Actu Tours a rencontré Vincent Levèque, directeur, et Laurent Palussière, chargé de mission faune chez Sepant.
L’association Sepant, qui agit pour la biodiversité en Indre-et-Loire, fête ses 60 ans
Membre du réseau France Nature Environnement (FNE), Sepant se donne plusieurs missions sur son territoire qu’est l’Indre-et-Loire : orienter les politiques publiques pour qu’elles prennent en compte la biodiversité, améliorer les connaissances sur la biodiversité, ou encore agir en justice pour faire valoir le code de l’environnement.
Fin juillet 2026, Sepant a ainsi remporté une bataille importante devant le Conseil d’État. « On a attaqué un arrêté préfectoral qui remettait en cause les ZNT, c’est-à-dire les zones tampons entre les terrains traités avec des produits phytosanitaires dangereux et le voisinage », explique Vincent Levèque.
Le code de l’environnement prévoit une distance de 5 à 20 mètres, selon la hauteur des cultures et la dangerosité des produits phytosanitaires utilisés, mais un arrêté préfectoral prévoyait de réduire ces distances. Après une première victoire devant le tribunal administratif, le Conseil d’État a définitivement donné raison à Sepant. « La suite, c’est de s’assurer que les distances légales soient bien appliquées », ajoute Vincent Levèque.
95 % des landes humides ont disparu en Indre-et-Loire, une catastrophe pour la biodiversité
Mais toutes les victoires de Sepant ne se jouent pas devant un tribunal. Ses plus belles victoires ont d’ailleurs plutôt lieu à l’orée des prairies et sur les berges des rivières. Certaines espèces, un temps en déclin, ont fait leur retour en Indre-et-Loire. « On a des réussites sur les loutres, les castors », expose Laurent Palussière, chargé de mission faune chez Sepant.
L’écologue remarque une meilleure écoute des acteurs locaux sur les sujets de biodiversité, mais estime que la prise de conscience reste bien trop faible. « On est en train de vivre la sixième extinction de masse de la biodiversité », rappelle-t-il.
Une extinction largement due à la disparition de nombreux milieux naturels, notamment en Indre-et-Loire. « Il ne reste plus que 5 % des landes humides sur le département », se désole Laurent Palussière, qui met en avant l’importance de ce milieu pour la survie des espèces les moins communes, notamment les insectes.
Les insectes, c’est la base de la chaîne alimentaire, il faut davantage les protéger
Passionné de papillons, l’écologue s’inquiète par exemple de la diminution d’observations de bréphodes ligériennes en Indre-et-Loire cette année. Ce papillon, qui vit principalement sur les bords de Loire, a été très peu observé ces derniers mois.
Des chantiers participatifs ouverts aux bénévoles pour agir en faveur de la biodiversité
Grâce à son réseau de bénévoles, Sepant participe à améliorer la connaissance sur la biodiversité tourangelle, notamment en menant des inventaires. Depuis avril 2025, l’association a par exemple lancé un projet d’atlas pour recenser les papillons de nuit. Un travail titanesque qui va se conduire sur huit ans.
Si vous voulez vous aussi participer à protéger la biodiversité tourangelle, vous pouvez rejoindre l’association Sepant et participer à ses chantiers participatifs. Depuis 2021, les bénévoles ont par exemple planté 13 kilomètres de haies, qui offrent un refuge à de nombreuses espèces.
Enfin, pour vous renseigner davantage sur l’état de la biodiversité en Indre-et-Loire, vous pouvez vous rendre sur le site OBS37, tenu par Sepant. Vous y trouverez des fiches par espèce, pour vous rassurer en regardant celle de la loutre, ou vous motiver à agir en consultant celles d’autres espèces dont la population dégringole, comme le bréphode ligérienne…
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