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Selon un sondage mené par Probe Research-Abacus Data pour CBC/Radio-Canada, 28 % des Winnipégois interrogés ne pensent pas que la police puisse intervenir rapidement dans des cas d'urgence. Six-cent-quarante-sept personnes ont été interrogées sur leurs priorités dans le cadre de ce sondage mené à l’approche des élections municipales.
Méthodologie :
Le sondage de Probe Research-Abacus Data pour CBC/Radio-Canada a été menée- en ligne entre le 4 et le 17 août 2026, et a duré, en moyenne, 15 minutes. L’échantillon représentatif de la population générale est composé de 687 adultes winnipégois. Puisque le sondage a été mené auprès d’un panel en ligne, on ne peut pas lui attribuer de marge d’erreur. À titre indicatif seulement, un échantillon probabiliste de cette taille aurait eu une marge d’erreur de 3,74 % points de pourcentage, 19 fois sur 20.
Moins de la moitié des Winnipégois interrogés sont d’accord avec la phrase Je suis convaincu que la police locale interviendra rapidement si j'ai besoin d'aide, alors que 38 % se disent plutôt d’accord et 7 % tout à fait d’accord.
Pour Probe Research-Abacus Data, ces résultats révèlent une confiance limitée dans l'intervention de la police, en particulier dans des secteurs où la peur par rapport au crime est la plus forte.
À titre de comparaison, près de 70 % des habitants de Brandon, de Selkirk et de Steinbach interrogés dans le cadre du même sondage, disent avoir confiance dans la capacité de la police d'intervenir rapidement,
Seuls les habitants des villes du nord du Manitoba ont moins confiance dans la police locale comparativement aux habitants de Winnipeg. Les habitants du nord interrogés sont plus préoccupés par la criminalité comparativement au reste de la province.
Le manque de ressources pointé du doigt
Dans le quartier de Beaumont, à Fort Garry, les résidents ont modifié leur comportement ces dernières années face à la consommation de drogue en public, les vols et le vandalisme, affirme Shannon Ivshek, une habitante du quartier. Cette dernière est l'administratrice d’un groupe Facebook consacré à la sécurité du quartier.
Elle explique que les habitants prennent davantage de précautions, avec des caméras et des éclairages notamment.
Pour Shannon Ivshek, le quartier devrait bénéficier d’une présence policière plus active, avec l'ajout des patrouilles.
Les policiers sont vraiment débordés. Les ressources ne sont pas forcément au rendez-vous, et la ville ne cesse de s'agrandir, déclare-t-elle.
L'Association de la police de Winnipeg a indiqué que les effectifs des agents de patrouille générale n'avaient pas augmenté au rythme de la demande, en partie en raison de la création d'unités spécialisées ces dernières années.
Cela a des conséquences, et le manque de moyens pour assurer une visibilité suffisante et apporter une réponse adéquate aux délits contre les biens en fait partie, a indiqué le président du syndicat, Cory Wiles, dans un communiqué envoyé par courriel.
Dans un communiqué transmis par courriel, la police de Winnipeg indique que ces dernières données rappellent les préoccupations soulevées dans son propre sondage réalisé plus tôt, cette année.
Ce sondage avait révélé que la rapidité d'intervention était considérée comme l'activité policière la plus importante parmi les activités évaluées. Elle occupait pourtant la dernière place au classement. Seuls 44 % des personnes interrogées dans le cadre de ce sondage avaient indiqué que la police avait fait un excellent ou un bon travail dans ce domaine.
Avec les informations de Rosanna Hempel


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