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Considérée comme « la Mecque de l’escalade », Squamish, en Colombie-Britannique, attire des grimpeurs de différentes régions du monde. L’économie locale a tiré de cette activité touristique 25,4 millions de dollars en 2025, selon une étude de la Squamish Access Society.
Cette manne représente ce que les grimpeurs ont dépensé durant leur séjour dans la région, que ce soit pour se loger, pour se nourrir, pour s’offrir les services d’un guide de montagne ou encore pour se procurer des équipements.
Climb On Equipment, l’un des commerces d’équipements d’escalade les plus réputés en Amérique du Nord, se frotte les mains: ses ventes ne faiblissent pas, elles explosent même pendant l'été.
Nous proposons environ 22 postes permanents à temps plein, ainsi que de 10 à 15 emplois saisonniers à temps partiel, un peu comme des emplois d'étudiants, affirme Ashley Green, la directrice du magasin.
En tout, à Squamish, 148 emplois dépendent de l'escalade. L’activité y est si importante qu’Access Society a jugé utile de consacrer une étude au secteur afin de connaître sa contribution à l’économie locale.

À Squamish, les magasins de vente d'équipements pour l'escalade se frottent les mains: les ventes sont constantes.
Photo : Radio-Canada
De père en fille
La plupart des grimpeurs, soit 80 %, viennent de l’extérieur. Les escaladeurs locaux représentent les 20 % restants. Jean-François Plouffe, un Québécois installé à Squamish depuis 1993, fait partie de ces derniers.
Il raconte que, à l’époque, les grimpeurs n’étaient pas vus d’un bon œil dans la région. Aujourd’hui, grâce à l’apport de l’escalade à l’économie locale, les regards ont probablement changé.
Jean-François Plouffe, quant à lui, garde ses habitudes inchangées, lui qui se définit comme un « affamé de l’escalade ». Il a réussi à transmettre le virus de cette activité à ses enfants, dont la plus jeune, Kaia. Ça fait partie de leur vie, tu sais.

Jean-François Plouffe, qui gravit les falaises de Squamish depuis plus de trente ans, a réussi à transmettre sa passion pour l'escalade à ses enfants, dont sa fille Kaia, ici en sa compagnie.
Photo : Radio-Canada
Le père et la fille étaient ensemble la semaine dernière pour dévaler l'une des falaises de Squamish, munis de leurs cordes, baudriers et autres équipements. Mais avant de se lancer, Kaia tâte la surface du granit pour s’assurer qu’elle n’est pas mouillée, sous le regard de son père.
Les gens viennent d’un peu partout, de Seattle et de la Californie, aux États-Unis, des gens venant du Mexique, de l’Europe, parce que le type de granit, de roche qu’il y a ici, c’est l’un des meilleurs au monde, affirme Jean-François Plouffe.

Les férus d'escalade viennent d'un peu partout dans le monde pour grimper sur les falaises vertigineuses de Squamish.
Photo : Radio-Canada
Il pratique l’escalade de bloc, l’escalade multi-longueurs ou encore l’escalade sportive. En hiver, il s’adonne à l’escalade d’intérieur.
Sa fille Kaia dit aimer particulièrement l’escalade de bloc, parce que c’est le fun.
Jean-François Plouffe peut dormir sur ses deux oreilles: la relève est assurée.
Avec les informations de Benoît Ferradini


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