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Le 2 juillet, la première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, a officiellement soumis un projet de pipeline, qui devrait transporter un million de barils par jour, au Bureau des grands projets. Le tracé privilégié, moins controversé, longerait plus ou moins l'actuel pipeline Trans Mountain près d'Edmonton jusqu'à un port en eau profonde dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique. Martin Bélanger, ancien directeur général de Pétrolia et ingénieur pétrolier à la retraite, discute des enjeux techniques et de main-d’œuvre de ce projet.
Comme le nouveau pipeline suivra plus ou moins le même parcours que Trans Mountain, l’expertise est là et la machinerie est encore en place. Donc, trois ou quatre ans pour le construire, c’est raisonnable. Cependant, la partie la plus importante est les matériaux. Il faudrait les commander tout de suite, parce que ça, ça pourrait être un problème. C’est quand même 1000 kilomètres de tuyaux, des pompes, etc. Un autre problème pourrait être la main-d’œuvre. Quand on a bâti Trans Mountain, en 2023-2024, c’était juste après la Covid. Là, tout le monde est retourné au travail, explique Martin Bélanger.


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