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Alors qu’Ottawa a annoncé que le projet albertain d’oléoduc Pacific Link est désormais inscrit sur la liste des projets d’intérêt national, les réactions affluent en Colombie-Britannique, où doit passer le pipeline.
Les organismes de défense de l’environnement ont été nombreux à réagir, avec le même son de cloche. Selon eux, le pipeline, qui doit rallier l’Alberta au port Roberts Bank, à Delta, dans la région du Grand Vancouver, aura un impact négatif sur l’environnement.

Le nouveau projet de pipeline prévoit de suivre le même corridor que le pipeline existant Trans Mountain, mais aboutirait plus au sud.
Photo : Radio-Canada
La Sierra Club of BC Foundation, basée à Victoria, pointe notamment du doigt l’augmentation du trafic des pétroliers, qui risque de pousser les épaulards résidents du Sud, emblématiques de la Colombie-Britannique, encore plus près du seuil de l'extinction.
L’organisme West Coast Environmental Law est lui aussi inquiet de l’impact de l’augmentation du trafic des pétroliers. Peu importe la façon dont on regarde cela, ce projet va à l’encontre des intérêts nationaux. Pousser encore davantage vers l'extinction les célèbres épaulards résidents du Sud n'est pas dans l'intérêt national.
La Fondation David Suzuki déclare, elle, que l'inscription de Pacific Link sur liste des projets d’intérêt national prive les Nations situées le long du tracé du gazoduc de la possibilité de donner leur consentement libre, préalable et éclairé.
L’organisme 350.org (nouvelle fenêtre) estime lui aussi que le pipeline aurait un impact environnemental négatif pour la Colombie-Britannique. Ce projet va faire passer 1 million de barils par jour de pétrole brut issus des sables bitumineux par les côtes de la Colombie-Britannique, mettant ainsi en danger les habitants des communautés du Grand Vancouver, menaçant les habitats et la faune, et empêchant le Canada de respecter ses engagements en matière de climat.
Un impact économique?
Même s’il est clair que l’Alberta pourrait bénéficier des retombées économiques du projet, puisque l’extraction du pétrole se fera là-bas, qu’en est-il pour l’économie de la Colombie-Britannique?
Selon Charles St-Arnaud, économiste en chef à Servus Credit Union, les communautés, le long du tracé, vont en bénéficier en termes d’emplois. La majorité des dépenses d’investissement vont être faites en Colombie-Britannique pour construire le nouveau pipeline et l'agrandissement du port de Roberts Bank.
Il ajoute que les communautés pourraient avoir l’option ou la chance de participer à une partie de la propriété de l’oléoduc lorsqu’il sera complété.
C’est un peu plus nébuleux pour les retombées à long terme, reconnaît Charles St-Arnaud. Il y a un engagement du côté du fédéral d'avoir une redevance sur les revenus pétroliers qui va être dirigée vers la Colombie-Britannique, mais il n’y a pas vraiment de détails pour dire comment cela va être calculé.
Ce n'est pas notre projet
Adrian Dix, ministre provincial sortant de l'Énergie et des Solutions climatiques, s'est exprimé sur le sujet, jeudi matin, au micro de l’émission Phare Ouest.
Il y aura des emplois, bien entendu, des opportunités, mais ce n’est pas notre projet, a-t-il mentionné, rappelant que le gouvernement provincial sortant a fait pression sur Ottawa afin que l'interdiction des pétroliers sur la côte nord soit maintenue (nouvelle fenêtre), ce qui a ouvert la voie à un tracé vers le sud de la province.
Adrian Dix a critiqué le financement du projet de pipeline. Force est de reconnaître qu’il va falloir une subvention de l'État. Ce n’est pas comme LNG Canada, un projet qui est privé.
Plus de détails à venir
Avec des informations de l'émission Phare Ouest


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