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Le centre de réchauffement d’urgence pour les itinérants de la Péninsule acadienne, dans le nord-est du Nouveau-Brunswick, a accueilli ses premiers sans-abris, vendredi soir.
Trois personnes ont passé la nuit au chaud dans les installations conçues à même les locaux inoccupés de l’aéroport de la Péninsule, dans le secteur de Village-Blanchard, à Caraquet.

Cédric Landry, directeur du développement communautaire à la Commission des services régionaux de la Péninsule acadienne.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
C’est un début prometteur pour un service nécessaire dans une région aux prises avec un problème grandissant d’itinérance en milieu rural, se réjouit Cédric Landry, directeur du développement communautaire de la Commission des services régionaux de la Péninsule acadienne (CSRPA).

Les sans-abris qui utilisent le centre de réchauffement d'urgence dans la Péninsule acadienne peuvent prendre une douche.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
Pour une première nuit, on a toujours des questions et des appréhensions de notre côté. On se demande comment ça va aller, est-ce qu’on est prêt, est-ce qu’on peut offrir un service de qualité. Mais ça s’est très bien passé , dit-il.
Plusieurs services sur place
Les trois sans-abris qui ont eu recours au centre ont pu se rendre sur les lieux à l’aide d’un service de navette partant de Tracadie.
Une fois sur place, ils ont pu bénéficier d’un lit, de draps propres, d'une douche, d'une laveuse et d'une sécheuse ainsi que d'un peu de nourriture, le tout sous la supervision constante de deux intervenants communautaires et d’un agent de sécurité affecté à la surveillance du centre et des alentours.

Deux des six lits offerts peuvent être réservés pour des femmes au centre de réchauffement d'urgence dans la Péninsule acadienne.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
Tout a été pensé pour assurer le confort des itinérants durant la nuit, poursuit Cédric Landry. Il y a même des doses de naloxone à portée de main des intervenants si jamais une personne sous l'effet de la drogue doit être aidée.
Ce centre est un succès, car ça fait des années qu’on essaie quelque chose et qu’on se bute à des portes closes, poursuit Cédric Landry. Mais ce succès n’aurait pas pu être réalisé sans l’accord de la communauté du secteur de Village-Blanchard, qui a accepté de nous faire confiance.
Une implantation pas facile
Pour cette première, le centre de réchauffement d’urgence pour les itinérants dans la Péninsule acadienne a même eu l’appui d’un responsable du centre de réchauffement de Bathurst, qui est venu y passer la nuit.

Les sans-abris qui utilisent le centre de réchauffement d'urgence dans la Péninsule acadienne ont accès à de la nourriture.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
Vu qu’on était prêts à 99 %, on a ouvert le centre vendredi, car la température ne s’arrête pas. Il y a des gens qui n’ont toujours pas de toit, même si c’est un vendredi ou un lundi. On a fait un tour de force, pense Cédric Landry.
Le centre est ouvert de 20 h à 8 h chaque nuit quand la température chute à -10 degrés Celsius. Six places, dont deux pour les femmes si nécessaire, sont offertes.
Son implantation n’a pas été facile, car la communauté locale de Village-Blanchard s’est d’abord opposée à son installation à l’aéroport de la Péninsule, sous prétexte qu’elle manquait d’information.
La Commission des services régionaux de la Péninsule acadienne a même mis en place une ligne téléphonique citoyenne pour les gens qui auraient des interrogations sur le centre.


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