NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Quatrième aux Champs-Élysées, Paul Seixas a réussi son entrée dans le Tour de France 2026. Il se disait néanmoins déçu de ne pas avoir pu accrocher le podium.
Sur le même thèmeTour de FranceTour de France 2026Article réservé aux abonnés S'abonner
Par Maxime T'sjoen Publié le 26 juil. 2026 à 21h19

Il est arrivé au bout de ses forces. Un râle, un sanglot, une déception. Paul Seixas a flanché dans l’étape reine du Tour de France 2026, entre Le Bourg-d’Oisans et l’Alpe d’Huez. Il a flanché sous le rythme incessant de Tadej Pogacar, coéquipier de luxe d’Isaac Del Toro, qui a imposé le tempo pour le Mexicain durant toute l’étape. Une anomalie, d’ailleurs, que de voir un maillot jaune se muer en lieutenant pour protéger son coéquipier, tout 3ᵉ qu’il est. Paul Seixas finit donc quatrième de son premier Tour de France. Difficile de voir le négatif : seul le coureur de 19 ans éprouvait de la déception et se donnait « quelques jours » pour voir « la fierté ».
Et il en aura, des raisons d’être fier. Car Paul Seixas est arrivé sur le Tour avec un statut, mais sans certitudes. Plus jeune coureur à prendre le départ depuis 1937, jamais il ne s’était frotté à un Grand Tour. Jamais il ne s’était retrouvé dans le tourbillon médiatique du Tour. Une pression pour tout le monde, encore plus quand Marc Madiot lui colle l’étiquette de « l’élu » qui doit enfin amener un Français à porter le maillot jaune à Paris.
Maturité déconcertante
Le coureur Decathlon CMA-CGM a enjambé toute cette pression avec une maturité déconcertante à seulement 19 ans. Un jour après l’autre. Dans le match jusqu’à la 20ᵉ étape, se parant du maillot blanc au soir du Markstein, le reperdant le lendemain au plateau de Solaison et offrant le dernier souffle du suspense sur les routes du Tour.
Mais pouvait-il vraiment prétendre au podium pour sa première participation ? Tadej Pogacar était intouchable. Jonas Vingegaard était le meilleur des autres, mais loin devant les suivants. Sa chute a tristement libéré une place sur la boîte. Le niveau de Remco Evenepoel était une énigme. Force est de constater que le Belge a passé un vrai cap et termine logiquement dauphin de l’ogre slovène.
Dernier adversaire pour le podium après l’abandon de Florian Lipowitz ? Isaac Del Toro, coéquipier de Tadej Pogacar, qui lorgnait aussi sur le maillot blanc de meilleur jeune. C’est d’ailleurs cette troisième place et ce paletot immaculé qui sont devenus les enjeux de cette Grande Boucle, Tadej Pogacar ayant tordu le cou à tous ses concurrents.
« On a essayé »
Sur le contre-la-montre, le Français a gratté quelques secondes au Mexicain, qui les a reprises dans la montée mythique de l’Alpe d’Huez. Tout s’est donc joué dans l’enfer de cette 20e étape : ascension du col de la Croix-de-Fer, celle du Galibier (en passant par le Télégraphe) et le final dans le col de Sarenne.
L’équipe Decathlon CMA-CGM a tenté : Matthew Riccitello est parti dans l’échappée, pour servir de relais à Paul Seixas. Nicolas Prodhomme, son lieutenant, a fait le tempo dans le col de Sarenne, au nez et à la barbe de Tadej Pogacar qui n’a pas hésité à le toiser du regard. Histoire de rappeler qui est le patron.
« On a essayé de durcir », expliquait Nicolas Prodhomme. Mais, après toute la régularité affichée durant les trois semaines, Paul Seixas a « explosé », selon ses propres mots, à l’Alpe d’Huez.
Il y a un moment où j'ai atteint mes limites. J'ai essayé d'être plus fort que d'habitude et j'ai explosé.
Combat inégal
Alors, Paul Seixas a perdu son combat contre Isaac Del Toro pour le maillot blanc et le podium. Dit ainsi, certains Français en quête d’espérance font la soupe à la grimace. Cela mérite d’être recontextualisé. Le corps de ce gamin de 19 ans n’avait jamais connu plus de huit jours de course. Et lui, comme si de rien n’était, a continué la bataille au 20ᵉ jour. « On a tenté de le faire craquer, mais il était beaucoup plus fort. »
Paul Seixas est arrivé émoussé à l’Alpe d’Huez, les traits tirés, le visage abîmé, cherchant le réconfort de ses parents. Mais il s’est battu, à armes inégales, contre Isaac Del Toro.
Le Mexicain, pas toujours aussi régulier que Paul Seixas, a eu le droit d’avoir Tadej Pogačar pour lieutenant, qui l’a aidé à chaque fois qu’il l’a pu, y compris dans cette avant-dernière étape.
« C’est juste énorme »
Le directeur général de Decathlon CMA-CGM, Dominique Serieys, ne s’y trompait pas : « On a une adversité incroyable. » Pas de regrets donc pour son équipe.
On est très heureux, c'est extraordinaire de faire quatrième. Paul n'a pas eu une seule fois de défaillance physique.
Forcément, le principal intéressé était triste, mais il sait que cette étape, la plus dure de sa jeune carrière, lui servira pour la suite. Nicolas Prodhomme le savait : « C’est déjà énorme de faire ce qu’il a fait. À 19 ans, c’est juste énorme. »
Paul Seixas a emmagasiné de l’expérience, plus qu’aucun autre coureur de son âge. Il reviendra, plus fort. Mais avant d’y penser, quelques jours seront nécessaires pour comprendre ce qu’il vient de réaliser. Et, sans doute, ressentir de la fierté. Celle d’avoir réussi son Tour de France.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


2 month_ago
54



























.jpg)






French (CA)