Une année qui dure moins de quatre jours, une température de surface frôlant les 100°C et une atmosphère qui pourrait être saturée d’oxygène : voici le portrait de TOI-1080 b. Découverte par le satellite TESS et confirmée par une équipe internationale, cette super-Terre rocheuse située à proximité d’une naine rouge fascine les astronomes. Sa proximité extrême avec son étoile en fait un laboratoire unique pour comprendre comment les mondes rocheux conservent, ou perdent, leur enveloppe gazeuse sous un bombardement stellaire constant.
Une course orbitale effrénée
La nouvelle venue du catalogue TESS, baptisée TOI-1080 b, se distingue par une orbite d’une rapidité déconcertante. Elle boucle une révolution complète autour de son étoile en seulement 3,97 jours terrestres. Cette proximité extrême place la planète à peine à 0,027 unité astronomique de son soleil rouge.
Malgré cette distance réduite, l’astre ne ressemble pas aux enfers de lave habituels de sa catégorie. L’étoile hôte est une naine rouge de type M4V, bien plus froide et petite que notre propre Soleil. Cette faible intensité lumineuse permet à la planète de maintenir une température d’équilibre d’environ 95°C.
Une super-Terre aux dimensions imposantes
Les mesures effectuées par l’équipe de Yilen Gómez Maqueo Chew révèlent une planète robuste. Son rayon est environ 1,2 fois celui de la Terre, ce qui la classe d’emblée parmi les super-Terres. Sa masse, bien que difficile à fixer précisément, est estimée autour de 1,75 fois celle de notre monde.
Cette densité suggère une composition essentiellement rocheuse, similaire à celle des planètes telluriques du Système solaire. L’étoile qui l’abrite est d’ailleurs une vieille dame de l’espace, âgée de 5 à 7 milliards d’années. Cette longévité est un facteur clé pour l’étude de l’évolution géologique à long terme.
Le mystère d’une atmosphère persistante
L’enjeu majeur de cette découverte réside dans l’enveloppe gazeuse potentielle de ce monde. Les scientifiques supposent que TOI-1080 b pourrait posséder une atmosphère dominée par le dioxyde de carbone. Une autre hypothèse, plus intrigante, évoque une couche dense riche en oxygène résultant d’un passé complexe.
La détection d’une atmosphère sur une planète orbitant si près d’une naine rouge est un défi scientifique. Ces étoiles sont connues pour leur activité erratique capable de souffler les gaz protecteurs. La confirmation d’une telle présence transformerait cette planète en une cible prioritaire pour le télescope James Webb.
Un système solaire singulier et solitaire
Les astronomes ont profité de cette découverte pour fouiller les environs immédiats de l’étoile. Ils cherchaient d’autres mondes, car les naines rouges abritent souvent des systèmes multiplanétaires compacts. Pour l’instant, les analyses excluent la présence de sœurs rocheuses de taille similaire à la Terre.
Aucune autre planète en transit d’un rayon supérieur à 0,9 fois celui de la Terre n’a été détectée. Si d’autres compagnons existent, ils se trouvent probablement sur des orbites beaucoup plus éloignées ou inclinées. TOI-1080 b reste, pour l’heure, l’unique joyau de ce système stellaire miniature et ancien.


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