NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous
Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement
Par Lucas Minisini
Publié hier à 19h00, modifié hier à 23h59Article réservé aux abonnés
EnquêteDurant deux ans, des truands géorgiens ont organisé le vol de précieuses éditions d’Alexandre Pouchkine dans de grandes bibliothèques européennes. Le procès de cinq d’entre eux, qui débute à Paris le 9 juin, pourrait permettre d’en savoir plus sur les commanditaires. Tous les regards se tournent vers la Russie, où le poète du XIXᵉ siècle est vénéré.
L’homme qui se présente, ce 11 octobre 2023, à l’accueil de la bibliothèque Diderot de l’Ecole normale supérieure (ENS) de Lyon, ne parle que russe. C’est sa sœur, qui vit en France depuis de nombreuses années, qui va assurer à distance, par téléphone, la traduction. Avec son passeport géorgien, Valérian Rajoevi, bouquiniste de 56 ans, argue d’un projet de thèse sur Alexandre Pouchkine (1799-1837) pour réclamer l’accès à tous les exemplaires « datant d’avant 1894 » des œuvres du célèbre poète russe.
Quelques jours plus tard, quatorze de ces très rares ouvrages lui sont apportés dans une salle de consultation. Face aux bibliothécaires, le quinquagénaire photographie chaque livre sous tous les angles, mesure les couvertures comme les reliures, prend des notes sur un petit carnet et passe de nombreux appels téléphoniques avant de quitter les lieux. Une dizaine de jours plus tard, le 25 octobre, il répète les mêmes gestes sur d’autres textes russes, cette fois à la Bibliothèque nationale de France (BNF), sur le site de l’Arsenal, rue de Sully, à Paris.
Il vous reste 94.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


2 month_ago
107



























.jpg)






French (CA)