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Cette condamnée à mort de 50 ans, dont l’affaire a été fortement médiatisée, a été hospitalisée mercredi soir dans le Tennessee au terme de deux heures de calvaire, après avoir survécu à deux injections de barbituriques, un échec retentissant pour le système américain d’administration de la peine capitale.

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Christa Pike, le 12 janvier 2023. Christa Pike, le 12 janvier 2023.

Sept seringues, deux doses complètes de barbituriques et plus de 120 minutes de calvaire n’auront pas suffi à mettre à mort Christa Pike, mercredi 30 septembre, dans la prison de haute sécurité de Riverbend, à Nashville (Tennessee). L’exécution totalement ratée de cette femme de 50 ans, condamnée pour torture et meurtre, est le plus gros échec du système judiciaire américain en matière d’administration de la peine capitale, depuis son rétablissement en 1976. Christa Pike a été transférée en soins intensifs, où elle se trouvait encore jeudi soir.

« Ce qui s’est passé hier soir n’était pas seulement inefficace, c’était cruel et tortionnaire, a expliqué Randy Spivey, l’un de ses avocats, témoin de la scène et visiblement marqué, lors d’une conférence de presse, jeudi 1er octobre. Christa a subi un châtiment plus lourd que n’importe quelle autre personne dans l’histoire de la peine de mort américaine. Le gouverneur [républicain de l’Etat, Bill Lee] doit commuer sa peine dès maintenant. »

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