Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

On pensait qu’une guerre s’arrêtait à l’armistice : ce que 1 200 km² de sols français classés en 1919 n’ont toujours pas fini de recracher

1 day_ago 96

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Un siècle plus tard, la terre française rend encore ses comptes. En 1919, l’État classe environ 1 200 km² de champs de bataille du Nord-Est comme définitivement perdus pour l’agriculture : trop d’obus enfouis, trop de corps jamais retrouvés, des sols saturés de métaux lourds et d’arsenic. Cette étendue, baptisée « zone rouge », n’a jamais totalement disparu. Aujourd’hui encore, les démineurs de la Sécurité civile y récupèrent des centaines de tonnes de munitions chaque année, preuve que la Première Guerre mondiale continue, discrètement, de sortir du sol.

À retenir

  • Pourquoi 1 200 km² de territoire français sont-ils restés interdits d’accès pendant plus d’un siècle ?
  • Comment la terre elle-même continue de livrer les munitions enfouies de la Grande Guerre
  • À quel moment ces sols contaminés redeviendront-ils vraiment habitables ?

Sommaire

  1. 1919 : quand l’État raye des villages entiers de la carte agricole
  2. Verdun, le laboratoire où la terre a gagné contre l’homme
  3. Des centaines de tonnes de munitions ressortent encore chaque année

1919 : quand l’État raye des villages entiers de la carte agricole

Le chiffre officiel donne le vertige. En France, la zone rouge, au 6 avril 1919, couvrait 178 511 hectares, du littoral des départements du Nord et du Pas-de-Calais jusqu’aux Vosges. Soit près de 1 800 km², une surface que d’autres estimations ramènent autour de 1 200 km² selon les méthodes de calcul et les départements retenus dans le décompte. Peu importe le chiffre exact retenu : c’est l’équivalent de plusieurs arrondissements parisiens mis bout à bout, rendus impropres à toute vie civile du jour au lendemain.

La raison de cette interdiction radicale tient en trois mots : obus, cadavres, poisons. Les anciennes parcelles agricoles furent interdites à la reconstruction et à l’agriculture à cause des explosifs, des munitions chimiques et non explosées dont le sol était truffé, ainsi qu’à cause de la pollution microbienne des sources et des sols due aux cadavres de soldats et d’animaux enfouis à même le sol. À cela s’ajoutaient des concentrations de métaux lourds si élevées que le risque pour la vie et l’intégrité physique s’en trouvait encore augmenté. Dans certains secteurs, l’arsenic issu des munitions chimiques a durablement stérilisé la terre.

C’est l’industriel Louis Loucheur, ministre de la Reconstruction industrielle, qui pilote alors ce chantier titanesque. L’État, les collectivités et les Eaux et Forêts procèdent à des aménagements différenciés de la zone rouge sous son autorité. Le résultat est saisissant de rapidité : en huit ans, plus de 70 % de cette surface, soit 129 611 hectares, est « désobusée », nettoyée et peu à peu rendue à l’agriculture et à l’urbanisme, si bien que la zone rouge est finalement réduite à 48 820 hectares au 1er janvier 1927. Une décrue spectaculaire, portée par la pression des paysans qui voulaient récupérer leurs champs. Mais ce qui reste, dans le noyau dur autour de Verdun, ne bougera plus jamais vraiment.

Verdun, le laboratoire où la terre a gagné contre l’homme

Aucun secteur n’illustre mieux l’ampleur du désastre que Verdun. Sur une surface relativement restreinte, ce front aurait reçu plus de 60 millions d’obus, dont au moins 15 millions n’ont jamais explosé. Face à un tel volume de ferraille active, les autorités renoncent purement et simplement à l’idée d’une remise en culture. En 1923, après de grands débats, il est décidé que les 200 km² de la zone de combats seront boisés, et en huit ans, 36 millions d’arbres y sont plantés. Une forêt artificielle pousse littéralement sur un champ de mines.

Le périmètre strictement interdit s’est réduit avec les décennies, sans jamais s’effacer. Sur les 26 000 hectares classés à l’origine, environ 17 000 restent aujourd’hui « réduits » mais toujours interdits d’accès. L’Office national des forêts, qui gère aujourd’hui près de 80 000 hectares de forêts autour de Verdun, où les massifs multiséculaires côtoient ceux nés après la Première Guerre mondiale, veille sur ce patrimoine explosif comme sur un musée à ciel ouvert. Au cœur de ce massif, chaque trou d’obus, chaque ruine de village, chaque fortification est encore visible sur près de 12 000 hectares. Un paysage figé depuis plus d’un siècle, où la nature a repris ses droits sans jamais effacer les cicatrices du sol.

Des centaines de tonnes de munitions ressortent encore chaque année

Sur l’ensemble du territoire français, l’héritage des deux guerres mondiales reste une activité à part entière pour les pouvoirs publics. Chaque année, plus de 500 tonnes d’engins explosifs sont collectées et détruites par les démineurs de la Sécurité civile. Depuis la création du service en 1945, le bilan cumulé donne le tournis : 700 000 bombes d’aviation désamorcées, 13 millions de mines enlevées, 35 millions d’obus et engins divers neutralisés ou détruits. Une partie de ce tonnage annuel concerne spécifiquement les munitions chimiques de la Grande Guerre, prises en charge par un groupement spécialisé. Le Groupement d’intervention du déminage collecte ainsi chaque année entre 10 et 15 tonnes de restes de guerre chargés en agents chimiques, acheminés vers le centre de Suippes par chacun des 26 centres de déminage du territoire.

Dans les campagnes du Nord-Est, les agriculteurs ont depuis longtemps intégré ce risque à leur quotidien. Après chaque gel, chaque labour profond, la terre restitue sa part de ferraille : c’est la fameuse « récolte de fer ». Le phénomène s’explique par l’intensité inouïe des bombardements d’il y a plus d’un siècle : on estime qu’une tonne d’explosifs a été utilisée pour chaque mètre carré de territoire sur le front de l’Ouest, et que près d’un obus tiré sur quatre n’a pas explosé. Un quart d’un stock qui se comptait en centaines de millions de projectiles, cela laisse un gisement pour plusieurs générations de démineurs encore à venir.

À ce rythme de collecte, plusieurs experts estiment qu’il faudrait encore de trois à sept siècles pour purger totalement ces sols de leurs vestiges explosifs, selon les évaluations avancées par la Sécurité civile elle-même. Un détail suffit à mesurer l’ampleur du problème : dans certains secteurs de la forêt de Verdun, comme sur le site surnommé « la Place à Gaz », la terre reste si chargée en résidus toxiques qu’aucune végétation n’y a repoussé depuis l’armistice. Cent sept ans après la fin des combats, un petit lopin de France demeure, littéralement, hors du temps.

Sources : fr.gov-civ-guarda.pt | voxbaguette.com

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway