Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

On pensait qu’un fleuve redressé évacuait simplement mieux les crues : il a fallu près d’un milliard de dollars pour lui rendre quarante kilomètres

14 hour_ago 146

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Quarante kilomètres de méandres rendus à un fleuve, pour un peu moins d’un milliard de dollars. Le chiffre paraît vertigineux jusqu’à ce qu’on comprenne ce qu’il a fallu défaire : un canal creusé au bulldozer entre 1962 et 1971, qui avait transformé la rivière Kissimmee, en Floride centrale, en une autoroute d’eau rectiligne. L’objectif de l’époque semblait imparable : évacuer plus vite les crues vers le lac Okeechobee. Le résultat, lui, s’est révélé être l’un des plus grands ratages écologiques de l’histoire américaine.

À retenir

  • Un projet de contrôle des crues de 1962 a transformé une rivière sinueuse en autoroute d’eau rectiligne, détruisant 20 000 hectares de zones humides
  • La population de sauvagine a chuté de 90 %, celle des pygargues de 70 % ; les polluants agricoles se déversaient directement dans les lacs
  • Trente ans plus tard, les autorités ont investi un milliard de dollars pour restaurer 40 km de méandres naturels avec des résultats surprenants

Sommaire

  1. Un fleuve sacrifié sur l’autel du contrôle des crues
  2. La note écologique, salée elle aussi
  3. Trente ans pour recarver ce qui avait été rasé
  4. Le pari écologique a-t-il payé ?

Un fleuve sacrifié sur l’autel du contrôle des crues

Après les inondations dévastatrices de 1947, le Congrès américain autorise en 1948 l’US Army Corps of Engineers à construire le Central and South Florida Project. La suite prend la forme d’un chantier titanesque : entre 1962 et 1971, l’Army Corps a channelisé la rivière Kissimmee et créé un canal de drainage de 30 pieds de profondeur, 300 pieds de large et 56 miles de long, baptisé C-38. un fossé de neuf mètres de profondeur sur près de quatre-vingt-dix mètres de large, taillé sur environ quatre-vingt-dix kilomètres.

Avant cela, la rivière Kissimmee s’étirait sur 103 miles, serpentant à travers la Floride centrale et offrant un refuge à au moins 39 espèces de poissons et 38 espèces d’oiseaux d’eau. Sa plaine inondable, large de plusieurs kilomètres, se gorgeait d’eau chaque saison des pluies, un cycle naturel qui nourrissait toute la chaîne écologique locale. En redressant le cours d’eau, les ingénieurs ont supprimé ce battement saisonnier. Le projet a asséché environ 50 000 acres de zones humides de la plaine inondable de la Kissimmee, soit près de 20 000 hectares rayés de la carte en quelques années à peine.

La note écologique, salée elle aussi

Le contrôle des crues, lui, a fonctionné. Mais à quel prix ? Dans les deux ans suivant l’achèvement du canal, les biologistes de Floride savaient déjà qu’une erreur avait été commise. On a constaté une baisse de 90 % des populations de sauvagine et de 70 % de la population de pygargues à tête blanche. Les pêcheries de black-bass, autrefois réputées, se sont effondrées à leur tour.

L’eau qui filait désormais tout droit vers le lac Okeechobee n’avait plus le temps de se filtrer à travers les marais. Résultat : des nutriments agricoles et une pollution accrue se sont déversés directement dans le lac, avec des répercussions en cascade sur les Everglades, ce vaste écosystème de marais qui s’étend plus au sud. Un canal censé protéger les riverains a fini par dégrader la qualité de l’eau de toute une région. Ironie du sort, ou plutôt leçon d’ingénierie mal anticipée.

Trente ans pour recarver ce qui avait été rasé

Il aura fallu attendre 1992 pour que le Congrès approuve enfin un projet de restauration, et 1999 pour que les travaux de terrain démarrent réellement, sous la houlette conjointe du South Florida Water Management District et de l’Army Corps of Engineers. La méthode : reboucher patiemment des tronçons entiers du canal C-38 et rouvrir les anciens méandres, ceux que les cartes d’avant 1962 montraient encore intacts.

Le projet achevé a permis de reboucher 22 miles du canal C-38 et de restaurer 43 miles de rivière méandreuse. Le chantier de terrassement s’est terminé en juillet 2021, marqué par une cérémonie de ruban coupé le 29 juillet à laquelle ont assisté des responsables du South Florida Water Management District, de l’Army Corps of Engineers et du ministère de l’Intérieur. Sur le plan financier, la restauration de la rivière Kissimmee a été la plus grande restauration fluviale au monde et a coûté près d’un milliard de dollars sur plusieurs années.

Tout n’a pas pu être défait pour autant. Certaines portions du canal original restent en service, tout simplement parce que supprimer l’intégralité du tronçon rectiligne aurait fait remonter le niveau d’eau et menacé des habitations construites depuis, le long de la chaîne de lacs Kissimmee. La restauration a donc composé avec le bâti existant plutôt que de viser un retour à l’identique.

Le pari écologique a-t-il payé ?

Les premiers signaux, quatre ans après la fin du chantier, sont plutôt encourageants. Poissons et oiseaux d’eau sont revenus en nombre significatif sur les zones remises en eau. Les scientifiques observent aussi un effet positif inattendu sur la qualité de l’eau du lac Okeechobee, potentiellement lié à une réduction des proliférations d’algues toxiques qui empoisonnent régulièrement la vie aquatique et les activités touristiques de la région.

Le test le plus spectaculaire est venu d’ailleurs : lors du passage de l’ouragan Ian en 2022, la plaine inondable restaurée a absorbé naturellement des volumes d’eau considérables, atteignant le niveau d’une crue centennale sans dégâts matériels notables dans le secteur restauré. Une preuve grandeur nature que redonner de l’espace à un fleuve peut se révéler plus efficace, à long terme, qu’un mur de béton ou un canal rectiligne.

Reste que la moitié de la Kissimmee circule encore aujourd’hui dans son lit artificiel, et que le calendrier des projets hydrologiques complémentaires s’annonce long. La rivière n’a pas retrouvé son tracé d’origine sur toute sa longueur, mais l’expérience floridienne sert désormais de référence pour d’autres cours d’eau américains victimes, eux aussi, de décennies de rectification hâtive au nom de la sécurité.

Sources : soto.house.gov | nrc.gov | ces.fau.edu

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway