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VIDÉO - Dans le cadre de la sortie de son livre 50 nuances de bonheur, l’animatrice est l’invitée du «Buzz TV». L’occasion de parler de liberté, de sexualité et ainsi de l’actualité occupée par l’affaire Patrick Bruel.
Passer la publicité Passer la publicitéBrigitte Lahaie est l’invitée du «Buzz TV» à l’occasion de la sortie de son livre, 50 nuances de bonheur, paru aux éditions Fayard. Comme son nom l’indique, elle y traite de la question du bonheur. Une sorte de petit traité qui se découpe en différents chapitres : la confiance, les émotions, le corps, la liberté, ou encore la sexualité. Figure emblématique de la sexualité dans les années 70, elle avait déjà publié deux livres : So Sex paru en 2006 au Seuil et Pour le plaisir paru aux éditions Minerva.
À 70 ans, elle estime avoir assez d’expérience et être arrivée «au bon moment» de sa vie pour écrire un tel livre, qui se détache du simple thème de la sensualité. «Il est certain que sur la sexualité, je n’ai rien à apprendre. Je dirais que sur l’amour non plus. Mais j’avais sans doute encore à apprendre sur ce qui fait qu’on va bien ou qu’on ne va pas bien. Mais à force d’abord d’écouter les gens qui ne vont pas bien et d’entendre ce qu’ils peuvent faire pour aller bien, parce que quand vous posez des questions, vous voyez bien où est-ce que ça bloque. Et c’est pour ça que j’ai eu envie d’écrire ce livre, parce qu’en fait, très souvent, on a soi-même quelques clés pour pouvoir se libérer et aller mieux. Mais ces clés, on ne les voit pas parce qu’on est dans un mécanisme d’habitude qui fait qu’on continue et qu’on attend que ça vienne de l’extérieur. Mais tout vient d’abord de soi», explique-t-elle.
L’animatrice radio de Sud Radio rappelle aussi que le bonheur réside parfois dans les choses les plus simples. Dans son cas, cela revient à aller promener ses chiennes tous les matins. «Je crois que c’est important d’avoir des rituels. Quand vous vous levez le matin, si vous n’avez rien à faire, aucun projet, il y a une sorte de vide que vous ressentez qui ne va pas vous rendre heureux. Si vous vous levez le matin avec un objectif, en plus de quelque chose que vous avez envie de faire et qui est agréable, en plus, moi, je fais plaisir à mes chiennes et je me fais du bien», assure-t-elle.
Un chapitre du livre s’attarde notamment sur la liberté et le phénomène #MeToo. Si cela a contribué à libérer la parole depuis presque dix ans, l’animatrice estime que le mouvement enferme aussi la femme dans une case de victime. Elle écrit dans son livre : «Cette colère empêche la reconstruction. La revendication d’être une victime me laisse penser que la femme ne peut pas devenir libre». Et semble même remettre en cause la parole de certaines d’entre elles. «Beaucoup de femmes aujourd’hui, et parfois 20 ans, 30 ans après, se disent : “Oui, je n’étais pas consentante” et du coup, elles portent plainte avec peut-être même une envie de se venger qui va leur permettre de se dire : “Finalement, ce n’était vraiment pas de ma faute.” Plutôt que d’assumer qu’elles ont fait une connerie d’aller voir un mec».
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Sur le plateau du «Buzz TV», alors que l’actualité est occupée par l’affaire Patrick Bruel, Brigitte Lahaie estime que la présomption d’innocence n’est pas respectée et regrette que le chanteur soit blacklisté avant même un éventuel jugement. «Elles sont peut-être bien victimes et je ne pense pas que Patrick Bruel soit un prince charmant. Mais il y a une vérité et une autre vérité, laissons faire la justice. La présomption d’innocence est vraiment mise en danger dans ces situations. On le tue médiatiquement avant même qu’il soit déclaré coupable. Après, peut-être qu’il faut passer par là, mais je trouve que quand on voit la génération Z, où les jeunes hommes n’osent plus séduire, je dis bien séduire, je ne parle même pas de draguer, et que les jeunes femmes considèrent qu’elles n’ont plus besoin d’homme, je ne sais pas où on va», s’indigne-t-elle.


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