Quatre Canadair ont été déployés pour lutter contre les incendies qui ravagent la forêt de Fontainebleau. Les pilotes enchaînent les rotations au-dessus du massif, puisant l’eau dans la Seine aux côtés des hélicoptères bombardiers d’eau et des 800 pompiers mobilisés au sol. Rencontre avec un pilote de Canadair au micro d'Europe 1.
Pour la première fois en Île-de-France, quatre Canadair participent aux opérations au-dessus du massif de Fontainebleau, en Seine-et-Marne, aux côtés des hélicoptères bombardiers d’eau et des centaines de pompiers mobilisés au sol.
Filmés en train de recharger de l’eau dans leur soute sur la Seine (ont dit alors qu'ils écopent ndlr), ces appareils enchaînent les rotations pour tenter de ralentir la progression des flammes. Venus de la base de Nîmes, les équipages interviennent sur les deux secteurs touchés par les incendies, à Fontainebleau et à Noisy-sur-École.
Près de 24.000 litres d’eau largués toutes les 7 à 8 minutes
Entre deux largages, Antoine Auzer, le commandant de bord du Pélican 48, l’un des Canadair engagés sur la zone, décrit une situation particulièrement difficile.
Aux commandes de son appareil jaune et rouge, il enchaîne les missions au-dessus de la forêt. "On est arrivé de Nîmes pour travailler sur les deux chantiers de Fontainebleau et de Noisy. C'est un chantier qui est pour l'instant, comme on dit, en propagation libre, assez virulent, avec des forêts menacées qui sont assez importantes. On fait de notre mieux", témoigne-t-il.
Toute la journée, jusqu’à la tombée de la nuit, les Canadair puisent leur eau directement dans la Seine, entre Chartrettes et Bois-le-Roi, avant de repartir vers les zones touchées.
Une action qui commence à porter ses fruits
Le rythme des rotations est particulièrement soutenu. "On a des rotations entre deux largages de l'ordre de 8 minutes depuis la Seine. On largue 6.000 litres d'eau à chaque fois, 4 Canadair. Donc ça fait 24.000 litres à chaque largage, toutes les 7 à 8 minutes", détaille Antoine Auzer.
Malgré l’intensité de l’incendie, l’intervention des bombardiers d’eau commence à avoir un impact sur la progression des flammes. "On a une action quand même très efficace des Canadair. On a l'impression d'être des petits colibris, mais petit à petit, l'action fait son effet", estime le commandant de bord.
Une mission essentielle alors que le feu continue de gagner du terrain dans le massif forestier. Les quatre Canadair sont épaulés par des hélicoptères bombardiers d’eau, tandis qu’au sol, 800 pompiers sont mobilisés pour tenter de maîtriser l’incendie et protéger les secteurs menacés.


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