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TRIBUNE - En 2011, les manifestants syriens veillaient à rester pacifiques pour ne pas discréditer leur cause et éviter de donner raison à Bachar el-Assad, analyse le journaliste franco-syrien*. Une attitude qui tranche avec les violences de certains lycéens en marge des blocus, ajoute-t-il.
*Journaliste et écrivain franco-syrien, Omar Youssef Souleimane est notamment l’auteur du livre « Les Complices du mal » (Plon, 2025) et « Les Héritiers de la haine » (Plon, 2026).
Au début de la révolution syrienne en 2011, lorsque les jeunes menaient les cortèges contre le régime de Bachar el-Assad, une crainte nous habitait : donner raison au dictateur, qui accusait les manifestants d’être des casseurs. Il fallait donc qu’aucune pierre ne soit lancée, qu’aucune vitrine ne soit brisée. Pourtant, notre génération avait grandi dans un système militarisé, où l’on apprenait le maniement des armes dès le lycée pour se préparer à la guerre contre l’ennemi désigné : Israël. Aujourd’hui, face aux poubelles incendiées, aux Abribus saccagés et aux affrontements qui accompagnent les blocus des lycées depuis leurs débuts, une question s’impose : d’où vient cette brutalité chez nos jeunes ?
Dans la presse arabophone, c’est la violence qui domine les titres consacrés au…


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