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Olymbec continue de gagner du terrain à Trois-Rivières. Avec l’acquisition de l’édifice François-Nobert, le nombre d’immeubles que l'entreprise possède dans la ville passe à 35.
Après avoir mis la main sur le complexe Léry en août, la société québécoise privée ajoute une nouvelle propriété à un portefeuille déjà imposant. Cette expansion ne passe pas inaperçue dans le paysage immobilier trifluvien.
Le fait que certaines personnes surnomment Trois-Rivières Olymbecville fait sourire Annie Villemure, directrice du développement immobilier et de la location pour l'entreprise de gestion immobilière.
Ça fait longtemps que ça se dit, observe-t-elle, bien consciente de la place grandissante qu’occupe Olymbec dans le paysage trifluvien.

Olymbec emploie 67 personnes à Trois-Rivières.
Photo : Radio-Canada / Olivier Croteau
Et il suffit de se promener au centre-ville pour mesurer cette présence. Difficile de parcourir le secteur sans apercevoir au moins une fois le nom d’Olymbec. L’entreprise y détient plus de 618 000 pieds carrés.
Dans l'ensemble de la ville, l'entreprise détient plus de1 350 000 pieds carrés.

Environ le tiers de la superficie du parc immobilier d'Olymbec au centre-ville de Trois-Rivière demeure inoccupé (34 %).
Photo : Radio-Canada
Avant l’acquisition du nouvel immeuble, 45,78 % des actifs d’Olymbec à Trois-Rivières se trouvaient déjà au centre-ville.
Une seule acquisition retenue
Dans le cadre de la démarche de la Ville de Trois-Rivières visant à réduire la taille de son parc immobilier, Olymbec avait soumis des offres pour trois bâtiments municipaux mis en vente. La Ville n’a finalement retenu qu’une seule de ces propositions : celle visant l’édifice François-Nobert.
Pour cette propriété, Olymbec avait déposé une offre de 750 000 $, soit 50 000 $ de plus que l’évaluation municipale. Pour les deux autres immeubles convoités, ses offres étaient toutefois inférieures aux évaluations de la Ville.
Concurrence et influence
Le poids d'Olymbec dans le marché immobilier trifluvien augmente à mesure qu’Olymbec grossit son portefeuille.
Pour Annie Villemure, cette présence est plutôt une force pour la ville. Je pense qu’on est un actif pour la ville , affirme-t-elle.
La station de Radio-Canada se trouve d’ailleurs dans un immeuble qui appartient à Olymbec depuis son inauguration en mars 2010.
Martin Leblanc, propriétaire et dirigeant de l’agence Royal LePage en Mauricie, reconnaît lui aussi l’apport d’Olymbec à la vitalité urbaine. Il apporte toutefois une nuance : la concentration des propriétés entre les mains d’un même propriétaire peut aussi avoir des effets sur l’équilibre du marché.
Plusieurs immeubles dans le même portfolio de la même personne, de la même compagnie, ça limite la concurrence et ça limite l’équilibre sur le marché , fait-il remarquer.
Cette concentration pourrait notamment se faire sentir sur le marché locatif.

À Trois-Rivières, le portefeuille d'Olymbec est largement composé d'immeubles consacrés à la location d'espaces de bureaux.
Photo : Radio-Canada / Olivier Croteau
Au niveau concurrence, les personnes qui cherchent des bureaux à Trois-Rivières n’ont pas nécessairement autant de choix qu’elles avaient auparavant, et le prix est influencé beaucoup par Olymbec , fait remarquer ce dernier.
M. Leblanc rappelle néanmoins qu’Olymbec est loin d’être le seul joueur majeur dans la région.
Il y a quand même deux autres gros joueurs majeurs à Trois-Rivières qui contrôlent quand même le reste du marché , souligne-t-il, en faisant référence notamment à la famille Duguay et au Groupe immobilier Bel-Rive.
De son côté, Olymbec assure que la taille de son portefeuille ne signifie pas qu’elle cherche à dicter les prix du marché.
Ce n’est pas parce qu’on a beaucoup d’espace que, tout à coup, on va se mettre à jouer le marché. Nous, ce qu’on veut jouer, c’est remplir nos immeubles.
Celle-ci argumente également qu'Olymbec ne se départi pas de ses immeubles, et ne les laisse pas non plus à l'abandon. Notre intérêt, c'est d'avoir des espaces occupés , fait remarquer Mme Villemure.
Le malheur des uns, le bonheur des autres
La présence d’Olymbec à Trois-Rivières ne date pas d’hier. L’histoire de l'entreprise à Trois-Rivières remonte à 1999, avec l’acquisition du 1350 rue Royale. Une acquisition qui marque l’entrée d’Olymbec dans le marché trifluvien.
Depuis, la stratégie de l’entreprise n’a pas beaucoup changé : cibler des propriétés que d’autres acheteurs pourraient délaisser.
[Olymbec] est toujours à la recherche d’actifs, tels des espaces à bureau, industriels et de détail, de même que les opportunités de financement en détresse, écrit Olymbec.

L'entreprise détient 272 portes résidentielles.
Photo : Radio-Canada / Olivier Croteau
Cette stratégie lui a permis de bâtir, au fil des ans, une présence considérable au centre-ville.
Martin Leblanc se souvient d’ailleurs du contexte qui prévalait à l’époque. Il y avait beaucoup de désintéressement dans la ville , se rappelle-t-il. Olymbec, elle, a choisi d’y voir une occasion plutôt qu’un obstacle.
Nous recherchons agressivement les propriétés "perles rares" qui présentent des défis pouvant diminuer leur attrait pour d’autres, indique l'entreprise sur son site internet.
Lorsqu’une propriété difficile se retrouve sur le marché, l’entreprise sait qu’elle peut avoir une carte à jouer.
Souvent, les ventes vont se faire par des syndics de faillite qui vont nous appeler parce qu’ils savent que nous, on va acheter des immeubles moins intéressants, puis on va réussir à donner un petit coup de baguette magique , dit fièrement Annie Villemure.
Fondé en 1975 par Edward Stern, Olymbec possède, gère et exploite un vaste portefeuille d’immeubles industriels, commerciaux, résidentiels et de bureaux à l’échelle du Canada et des États-Unis. L'entreprise familiale basée à Montréal possède plus de 300 propriétés en Amérique du Nord.


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