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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 06/09/2026 à 18h56, mis à jour le 06/09/2026 à 19h51
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Ce dimanche, plus de 300 personnes ont défilé à en mémoire de Paul Tancre, dit «Lapin», mort le 21 août dans un accident après un refus d’obtempérer face à la police municipale. L’un des policiers a été mis en examen pour homicide routier.
Passer la publicité Passer la publicitéCe dimanche à Margny-lès-Compiègne (Oise), se tenait un hommage à un homme mort fin août lors d’une course-poursuite avec la police municipale après un refus d’obtempérer. Les faits remontent au 21 août dernier en fin de soirée. Refusant de se faire contrôler par une patrouille de la police municipale, Paul Tancre - un père de famille de 46 ans - a démarré en trombe avant de perdre le contrôle de son véhicule et d’y trouver la mort. Selon Le Parisien, il conduisait sans permis et sous l’emprise de l’alcool.
En début d’après-midi ce dimanche, l’hommage a d’abord connu des débuts houleux - les proches du défunt affirmant lors d’une prise de parole qu’il aurait «été tué» par la police municipale, qualifiée de «cow-boys». Selon eux, Paul Tancre serait décédé après un choc entre son véhicule et celui de la police, qui lui aurait ensuite roulé dessus, une fois éjecté de l’habitacle. Lors du rassemblement, des affrontements avec les forces de l’ordre ont eu lieu, a constaté une journaliste de l’AFP sur place. Trois personnes ont ainsi été interpellées pour «violences sur agent de la force publique», a précisé la préfecture de l’Oise.
Lancée avec une heure et demie de retard, la marche blanche s’est d’abord avancée sous tension : «Justice pour Lapin» (le surnom du défunt), «honte à la police», «pas de justice, pas de paix», a scandé le cortège de plus de 300 personnes. Celle-ci s’est terminée plus calmement jusqu’au cimetière avec des chants et dépôts de bouquets.
Menaces et violences en marge des obsèques
Dans les jours suivant le drame, la colère était montée dans la communauté locale des gens du voyage, dont était issu l'homme décédé, Paul Tancre dit «Lapin». Fin août, plusieurs personnes ont dégradé du mobilier urbain, des boutiques et incendié plusieurs véhicules en marge des obsèques de cet homme, selon le parquet de Compiègne.
Deux de ces casseurs présumés ont été interpellés mercredi. Le premier a comparu jeudi dans le cadre d'une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité et a été condamné à 9 mois de prison, aménagés sous bracelet électronique. Le second, qui conteste les faits qui lui sont reprochés, doit être jugé le 9 novembre, a précisé le parquet de Compiègne.
Le policier municipal conduisant le véhicule de service a été mis en examen pour homicide routier et placé sous contrôle judiciaire. Une enquête a été ouverte après la diffusion sur les réseaux sociaux d'informations personnelles et de menaces visant ce dernier. «On veut la vérité et on veut que le policier soit en prison», a martelé Séverine Tancre, sœur du défunt auprès de l’AFP ce dimanche. «On n'acceptera pas que cette affaire soit enterrée (...) et qu'au final, on vous dise que tout était normal», a renchéri Me Alexis Baudelin, avocat de proches de Paul Tancre.


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