Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Offre 100% halal : «Quand KFC refuse d’assumer qu’il répond à une demande religieuse»

4 month_ago 69

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

FIGAROVOX/TRIBUNE - La chaîne de restauration KFC a annoncé au Figaro que 24 de ses restaurants allaient proposer une offre 100% halal. L’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler dénonce l’hypocrisie de la firme, qui justifie cette décision au nom du «respect de la diversité».

Docteur en anthropologie et présidente du Cerif (Centre européen de recherche et d’information sur le frérisme), Florence Bergeaud-Blackler a notamment publié Le djihad par le marché (Odile Jacob, 2025).


Vous avez annoncé le passage au halal de 24 de 404 de vos restaurants KFC en France. Précisons-le d’emblée, la critique que je vous adresse ici n’est pas destinée à prétendre que les consommateurs musulmans n’auraient pas droit à une offre halal s’ils le souhaitent, ni que vous ne pourriez pas leur proposer ce qu’ils demandent.

Passer la publicité

Mon interpellation publique vise plutôt à exposer les arguments que vous utilisez, vous la célèbre enseigne américaine de poulet frit, pour justifier ce qu’il faut bien appeler la substitution d’une offre par une autre, et aussi à vous mettre en garde sur les conséquences de cette décision que vous n’êtes pas seuls à prendre puisque cela concerne presque tous les fast-foods.

Interrogé par le journal Le Figaro, vous justifiez le passage au halal en l’inscrivant dans une politique de « diversification » de l’offre, pour « réunir le plus grand nombre », en rappelant l’introduction, ces dernières années, d’options adaptées à différents régimes alimentaires : offre poisson, développement d’une gamme végétarienne.

Cette comparaison appelle cependant une clarification. Les offres de poisson ou végétariennes relèvent d’une logique inclusive : elles ajoutent des possibilités sans retirer les autres ; elles répondent à des choix personnels (santé, écologie, goût, convictions éthiques), elles n’imposent aucune norme à l’ensemble des consommateurs. Dans ces cas, la diversité est cumulative : chacun peut continuer à consommer selon ses préférences, dans un cadre commun et neutre. Le halal est une norme religieuse qui fonctionne différemment.

Le halal n’est ni une tradition culinaire, ni une option sanitaire ou écologique, c’est plutôt une norme de pureté. J’en veux pour preuve que l’offre halal implique la suppression de produits considérés comme contaminants, notamment le porc et les produits alcoolisés. Il n’est pas anodin de faire entrer un système séparatiste basé sur la pureté dans une société libérale. Les anthropologues savent que les sociétés organisées autour de la pureté comme les sociétés de castes sont rarement compatibles avec les régimes démocratiques et leurs valeurs d’égalité et de liberté.

Vous ne dites pas que vous participez à la banalisation de pratiques dérogatoires qui posent des problèmes de bien-être animal.

Florence Bergeaud-Blackler

Le halal n’est pas une simple option alimentaire, mais une obligation que s’imposent la plupart des musulmans de façon plus ou moins contraignante, souvent sous la pression sociale. Halal, qui veut dire licite, s’inscrit dans un système de règles contraignantes, qui concerne l’alimentation mais qui va au-delà : peut-être halal tout ce qui s’ingère ou s’incorpore, comme les médicaments et les cosmétiques, et tout ce qui respecte la charia, tout ce que le marketing islamique fait entrer dans ce qu’il appelle le “halal way of life”, des hôtels halal à la finance islamique en passant par la mode pudique (les gammes de vêtements couvrants respectant la charia). Plus le marché halal s’étend et moins le « consommateur musulman » (ainsi que le désigne le marketing en l’essentialisant) peut échapper au contrôle d’acteurs religieux qui font de ce marché, inventé dans les années 1980, un outil de propagande pour la société islamique.

Passer la publicité

Il en faut pour tous les goûts direz-vous. Mais voyez-vous, le problème ici est celui de l’inadéquation entre le discours et la pratique. Vous parlez d’offre supplémentaire alors que vous en retirez d’autres ; vous dites vouloir satisfaire tous les clients, mais vous en privilégiez certains au détriment d’autres. Vous dites que cela ne change rien sur la qualité de la viande, mais vous ne nous dites pas pourquoi cela ne changerait rien pour les uns alors que cela change beaucoup pour les autres. Vous ne dites pas non plus que vous participez à la banalisation de pratiques dérogatoires qui posent des problèmes de bien-être animal. Car qu’est-ce qu’une viande halal ? C’est une viande industrielle produite sur une chaîne d’abattage qui déroge à l’obligation d’étourdir, c’est-à-dire immobiliser et insensibiliser les animaux. La loi le prévoit, me direz-vous, en cas d’abattage rituel, et vous avez raison. Mais les vétérinaires sont d’accord pour dire que l’abattage sans étourdissement est plus douloureux pour l’animal. Pourquoi ne pas être totalement transparent sur ce point ?

À lire aussi La Grande Mosquée, ou les petites affaires de l’État algérien en plein Paris

Vous utilisez un discours inclusif pour justifier une pratique exclusive. Car concrètement, que se passe-t-il quand un restaurant se met au halal ? L’alcool disparaît, les produits de charcuterie de porc sont supprimés ou, à tout le moins, manipulés avec précaution pour ne pas contaminer le restaurant (comme c’est le cas de l’enseigne de burgers Five Guys).

Vous recourez à une certification religieuse. Vous financerez donc un certificateur religieux. Bien sûr il se présentera à vous comme un simple opérateur technique. En réalité pour conserver sa crédibilité auprès des consommateurs, il devra démontrer un certain niveau d’investissement dans des œuvres religieuses. Vous le ferez donc payer à vos clients. Leur avez-vous dit ? Mais voyez-vous, comme les consommateurs que vous trompez, vous serez un jour trompé. Laissez-moi vous l’expliquer.

La règle du halal peut changer pour des motifs religieux ou simplement de guerre économique parce que quelqu’un voudra vous racheter par exemple. C’est par exemple, arrivé au volailler Doux.

Florence Bergeaud-Blackler

La garantie religieuse provient de la crédibilité du certificateur, qui lui-même est dépendant de celle de son fournisseur. Quand une enseigne passe à une offre halal, cela signifie que les recettes, les catalogues et potentiellement les fournisseurs doivent s’aligner sur un mode de production et de consommation religieux. Et personne d’autre ne régule le religieux que les religieux, qui ont le monopole de la parole divine, soit dans l’islam sunnite qui n’a pas de clergé, potentiellement tout le monde.

La règle du halal peut changer pour des motifs religieux ou simplement de guerre économique parce que quelqu’un voudra vous racheter par exemple. C’est arrivé au volailler Doux, fleuron européen de la volaille qui faisait la fierté de la Bretagne. Accusé de faire du « faux halal » par ceux qui voulaient sa disparition ou sa soumission, Doux a mis les clés sous la porte pour être racheté notamment par un de ses clients une entreprise saoudienne. Al-Munajem profite ainsi de la technologie qu’il ne s’est pas donné la peine de mettre au point. La soumission ou la conversion à l’islam sont les seules portes de sortie de ceux qui se lancent dans ce business sans prendre conscience de sa dimension religieuse. Des influenceurs musulmans puissants sur les réseaux sociaux ne veulent pas que le halal soit contrôlé par des mécréants et l’ont fait savoir lorsque le CEN a essayé et échoué de mettre en place une norme européenne halal.

Passer la publicité

Autre exemple d’actualité, celui d’Isladélice. On dit que le halal n’est qu’un business, que l’argent n’a pas d’odeur et que, pour un marchand, seul le profit compte. Avez-vous vu Monsieur Fauchon, le patron d’Isladélice, une entreprise historique de halal, implorer qu’on mette fin aux rumeurs de collaboration avec Israël qui ruinaient son affaire à quelques jours du réveillon, lui qui s’est spécialisé dans le foie gras halal ? Il a diffusé sur les réseaux sociaux, et auprès des contrôleurs autoproclamés et autres gardiens de la charia, un message jurant qu’il n’avait jamais travaillé, ne travaille pas et ne travaillera jamais avec Israël. Simple marchand, il est devenu propagandiste pour sauver son business. Voilà ce qui risque de vous arriver.

Dites que vous travaillez au service de la diffusion d’une norme islamique pour répondre à une demande religieuse qui, sinon, vous échapperait (ce que vous avez le droit de faire) mais surtout ne venez pas nous dire que vous travaillez pour la diversité ou « pour réunir le plus grand nombre autour de nos tables ». En réalité vous séparez les tables, appauvrissez la diversité, changez les règles traditionnelles de commensalité et donc le vivre ensemble, et, par votre inconséquence, vous travaillez à faire entrer dans nos démocraties fragilisées, le djihad par le marché.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway