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«Nous sommes attachés à ces petits» : Sofia Morgavi et Jonathan Jenvrin se confient sur «Star Academy»

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ENTRETIEN - Les professeurs de chant et de danse du télécrochet présenté par Nikos Aliagas sur TF1 ont repris du service pour une nouvelle saison.

Sofia Morgavi  et Jonathan Jenvrin  ont retrouvé, samedi 10 octobre, «Star Academy» sur TF1. La première en tant que professeure de chant (sa troisième saison), le second en qualité de professeur de danse (sa deuxième année). Après avoir accompagné les élèves de la promotion 2025-2026 puis pendant la tournée, les deux enseignants s’apprêtent à faire de même avec les académiciens que le public a découverts il y a une semaine. Une rentrée sur les chapeaux de roue pour laquelle ils se sont bien préparés.

TV MAGAZINE. - Était-ce une évidence pour vous de repartir pour une nouvelle saison de «Star Academy» ?
Sofia MORGAVI. - Il faudrait être complètement dingue pour dire «non». Je fais un métier passion : transmettre. J’ai pris du plaisir à enseigner, à découvrir des jeunes talents, à œuvrer avec la production, avec le corps professoral au cours des deux saisons précédentes. C’est une ambiance qui est complètement surréaliste. Je le dis tout le temps, «Star Academy», c’est une planète. Et pendant quatre mois, on est sur cette planète-là et on crée des liens, on a des émotions... Il y a une espèce d’addiction. Il était hors de question de refuser une troisième saison. Je me sens à la fois très flattée, honorée et comme la fusée Ariane : prête à décoller !
Jonathan JENVRIN. - C’est vrai que c’est une chance inouïe de faire partie de ce programme. On a quand même la chance d’avoir des talents qui sont absolument exceptionnels. On les voit évoluer et je pense que c’est ça la plus belle des choses. Quand on se rappelle de la première semaine et qu’on arrive à la finale, on se dit : «Mais quel chemin parcouru !». Le public français a beaucoup de chance d’avoir «Star Academy».

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Le rythme est très intense. Combien de saisons vous voyez-vous encore faire ?
J. J. - J’ai tendance à être trop dans le futur et pas assez dans le présent, mais là, on se projette beaucoup trop loin ! Je me concentre sur la saison à venir, qui représente énormément de travail. Ça ne s’arrête jamais entre les évaluations, la préparation des cours, des chorégraphies, de la direction artistique et les répétitions avec les danseurs, à Paris ou sur le plateau. Mais je serais ravi d’empiler autant de saisons que possible.
S. M. - Je n’aime pas me projeter. Je vis l’instant présent parce que je veux me sentir libre et profiter pleinement de cette saison. Quand on quitte l’émission, on retrouve nos occupations, notre famille, nos amis. Ça fait du bien aussi. On repense aux moments partagés, mais on ne se projette pas sur une saison future : nous sommes tous en CDD. Lorsqu’on me propose de revenir, je ressens la même émotion que la première fois : «Waouh, c’est formidable, ils ont confiance en moi !» À la troisième saison, je peux dire que «Star Academy» a changé le cours de ma vie. Elle m’a beaucoup apporté, en tant qu’enseignante et en tant qu’artiste.

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Comment avez-vous accueilli les changements au sein du corps professoral ?
J. J. - On s’attache, on devient amis. On s’appelle, on s’envoie des messages, on partage quelque chose d’extraordinaire. C’est toujours avec tristesse qu’on voit partir nos camarades, mais on est aussi ravis de rencontrer les nouveaux. Je leur souhaite la bienvenue.

S. M. - Évidemment que Michael (Goldmann), Lucie (Bernardoni) et Marlène (Schaff) vont me manquer. Mais une rentrée apporte toujours du renouveau. Je l’ai vécu en tant que professeure de musique, notamment au conservatoire : il y avait toujours de nouveaux professeurs et de nouveaux élèves. Les affinités donnent envie de se revoir. Il y a une vraie famille à «Star Academy», même si je tiens à mon indépendance. On s’aime vraiment, on prend des nouvelles. Je suis allée voir le spectacle de Marlène deux fois et je vais y retourner. Je vais aussi voir celui de Lucie et je reste en contact avec Michael. J’ai envie d’inventer un néologisme pour ça : de l’«artistité», un mélange de sororité et de fraternité. Quant aux nouveaux professeurs, Lydia (Bouchard) et Philippine (Lavrey), j’ai hâte de découvrir leur travail et d’être challengée à leurs côtés.

Il y a un rapport privilégié avec ceux qui ont participé à la tournée

Jonathan Jenvrin

Avez-vous également gardé des liens privilégiés avec certains anciens élèves ?
S. M. - Oui, certains ont besoin de ce contact et une véritable amitié s’est créée. Cet été, j’ai invité Maya et Charles à chanter à mon concert, ainsi que Noah et Thomas en première partie. Je suis fidèle, je suis attachée à ces petits et ça leur fait plaisir de chanter. Ça ne veut pas dire que je n’ai pas d’affection pour les autres, mais il y a des atomes crochus. Le soir du réveillon, à minuit pile, Charles m’a appelée en vidéo : «Ma Sofia, je te souhaite une très bonne année». Ça me fait chavirer. Ebony me donne aussi des nouvelles. Et ce n’est pas parce que les autres ne le font pas qu’ils ne pensent pas à nous ou qu’ils ne sont pas reconnaissants.
J. J. - Il y a un rapport privilégié avec ceux qui ont participé à la tournée et aux premières parties. Quand j’ai travaillé avec eux après le château, je n’étais plus leur professeur. Nous avons partagé d’autres choses et nous nous sommes vus beaucoup plus souvent. Ça tisse des liens supplémentaires, mais on n’oublie pas les autres. Avec Léane, notamment, on continue de s’écrire et de se soutenir.

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À quoi peut-on s’attendre pour cette nouvelle saison ?
J. J. - Je suis très content qu’il y ait des cours particuliers. Je pourrai accompagner ceux qui ont davantage de difficultés et leur donner une meilleure chance de participer aux tableaux chantés et dansés. Comme d’habitude, il y aura des tableaux grandioses. J’ai beaucoup avancé cet été, j’étais très inspiré et j’ai hâte de mettre tout ça à l’œuvre.
S. M. - Je garde la même base : les fondamentaux de la technique lyrique, qui peuvent aussi se décliner dans la pop ou le rock. Nous travaillerons toujours la respiration, le soutien et la justesse.

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Savez-vous déjà sur quoi vous souhaitez faire travailler les élèves en particulier ?
S. M. - Après ces deux saisons, j’ai compris qu’il fallait absolument travailler sur le lâcher-prise : oser, apprendre, expérimenter. Je veux transmettre ce message aux académiciens : «Abandonnez vos certitudes. Gardez vos convictions». Les certitudes empêchent de progresser et risquent de vous braquer, de vous mettre en retard par rapport à ceux qui sont ouverts. On voit souvent des élèves arriver avec un petit niveau et dépasser ceux qui avaient un meilleur niveau, parce qu’ils sont prêts à écouter les professeurs. Nous sommes là pour les faire avancer.

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