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VIDÉO - Le chroniqueur, invité du «Buzz TV», s’en est pris aux bourgeois bohèmes qui l’ont contraint de quitter son quartier parisien adoré.
«J’ai tout dit. Je n’ai pas seulement lâché les chevaux, j’ai lâché les chiens. Je dis exactement ce que je pense de ce qu’il se passe en France aujourd’hui». L’essayiste Éric Naulleau sort Le jour où je suis devenu OQTF (Fayard), un livre dans lequel il a «vidé [s]on sac», confie-t-il au «Buzz TV» ce vendredi 16 octobre. Dans le premier chapitre de ce pamphlet, il explique avoir reçu un crachat dans le métro à Belleville, où il a vécu plus de 30 ans, après avoir été reconnu.
De cet acte isolé, l’ex-chroniqueur d’«On n’est pas couché» livre une analyse politique et sociale plus globale sur Paris. «Ce qu’il se passe dans l’Est parisien, c’est le laboratoire de la “Nouvelle France” que promeut Jean-Luc Mélenchon. C’est l’union de trois tribus : les racailles, les islamistes et les bobos», explique-t-il. Les intimidations ont démarré en 2021 à Belleville pour Éric Naulleau. Pour chacun de ces groupes d’individus qu’il définit, il raconte son expérience de harcèlement. Tout d’abord, il cite les islamistes : «Ils m’avaient expliqué qu’à la fin ils prendront le pouvoir». Puis il se penche sur les racailles : «Quand je passais, ils me faisaient le signe de l’égorgement en criant mon adresse à voix haute. Il y avait des rues qui m’étaient interdites».
Les «collabobo» dans le viseur
Enfin, il s’attarde sur les bobos, «peut être les plus redoutables» : «C’est des intimidations tous azimuts». Il cite brûle pourpoint les gens qui le pointent du doigt pour le traiter de fasciste, les librairies qui refusent de vendre son livre et le milieu culturel qui l’ostracise.
Les bobos sont très contents qu’il y ait la racaille
Éric Naulleau«C’est des “collabobo” pour moi. Les bobos ce sont les grands salauds de notre temps», estime Éric Naulleau. «Ils sont très contents qu’il y ait la racaille puisqu’ils se fournissent en cigarettes de contrebande et en cocaïne. Ils aiment beaucoup la présence massive de l’immigration», citant les livreurs «esclaves à vélo qui leur portent leurs petits sandwichs à deux heures du matin», décrit-il.
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Il a, comme d’autres, quitté Belleville
Éric Naulleau a depuis quitté le quartier, qu’il considère en mutation. «Je ne me sentais pas en sécurité. Je ne reconnaissais plus mon quartier. C’est un quartier qui est complètement communautarisé». Les bobos ont, selon lui, transformé Belleville en «royaume du factice». Il ne reconnaît plus le Belleville de son enfance. «J’étais un gars de l’Est parisien, un petit gars de gauche. Il y avait tous les lieux de la gauche. La rédaction de Libé, le siège du PC, le mur des Fédérés au Père-Lachaise, le rock, les cafés que j’aimais bien avant d’en être expulsé», énumère-t-il.
La civilisation française est attaquée de toute part
Éric Naulleau«Ce sont les Juifs qui sont partis en premier parce qu’ils ont peur des islamistes et de La France insoumise», théorise Éric Naulleau. «Je reçois énormément de témoignages, beaucoup de gens veulent fuir ce quartier, et ils voudront fuir d’autres quartiers», poursuit le chroniqueur qui désigne Belleville comme «quartier perdu de la République», où des groupes sociaux ne se sentent plus chez eux. «C’est une France qui ne se reconnaît plus, qui pense qu’elle n’est plus chez elle. La civilisation française est attaquée de toute part», raconte-t-il.
L’essayiste se présente comme un lanceur d’alerte. Il est également revenu dans le «Buzz TV» sur le mouvement des lycéens et a exprimé son soutien aux forces de l’ordre. «Les violences sont beaucoup plus du côté des manifestants, qui ne sont pas tous lycéens d’ailleurs, que du côté de la police, qui fait un travail admirable». Il constate qu’«une partie des lycéens a intégré la culture de la violence, et je vous déconseille de les croiser un jour de manifestation parce qu’ils pratiquent l’agression verbale et physique. Il y a une montée des extrêmes chez ces jeunes gens, organisée par LFI, des black blocs et des mouvements d’extrême gauche».


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