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OpenClaw voulait simplement faciliter son installation et moderniser son interface web. Le chantier a finalement pris une telle ampleur qu’il s’est transformé en une version 2.0 presque involontairement, selon un billet de blog publié par l’équipe le 30 août 2026.
OpenClaw (ex-Clawdbot) avait habitué ses utilisateurs à un rythme effréné : 106 versions publiées en 230 jours, parfois à seulement un ou deux jours d’intervalle. Puis le projet est resté silencieux pendant près de sept semaines.
Le 30 août 2026, l’équipe a finalement dévoilé ce qu’elle présente comme la plus importante mise à jour de son histoire. Une version si vaste qu’elle a été baptisée OpenClaw 2.0, alors même qu’aucune refonte de cette ampleur n’était prévue au départ.
« Nous avons publié aujourd’hui la plus importante mise à jour d’OpenClaw jamais réalisée », indique l’équipe dans un billet de blog. Cette nouvelle version a été développée par 933 contributeurs, dont 569 nouveaux participants, et comprend plus de 16 000 demandes de fusion (pull requests).

OpenClaw voulait d’abord simplifier son installation
Pour rappel, OpenClaw est un logiciel open source, conçu d’abord pour fonctionner sur les appareils de son utilisateur, qui permet de faire tourner son propre assistant IA. Installé sur un ordinateur ou un serveur, il relie des modèles d’OpenAI, de Google ou d’autres fournisseurs à des outils capables de consulter des fichiers, naviguer sur le web, utiliser des applications et envoyer des messages. À l’origine, OpenClaw s’appuyait principalement sur Claude. Anthropic a toutefois décidé, il y a quelques mois, d’empêcher les outils tiers de puiser directement dans les abonnements Claude classiques. Son modèle reste accessible dans OpenClaw, mais via une clé API facturée séparément (ou un système hors-forfait intégré à l’abonnement).
La particularité d’OpenClaw est aussi de pouvoir être piloté depuis Telegram, WhatsApp ou d’autres messageries. Contrairement à un chatbot traditionnel, il ne se contente pas de répondre aux questions : il peut effectuer des actions à la place de l’utilisateur.
Ces nombreuses possibilités le rendent particulièrement utile, mais aussi plus complexe et plus risqué en cas de mauvaise configuration, de plugin malveillant ou d’instruction détournée.
Sauf que jusqu’ici, OpenClaw restait un outil relativement technique, dont l’installation et la configuration pouvaient nécessiter de manipuler un terminal, des clés API et plusieurs fichiers de paramètres.
C’est justement ce problème que ses développeurs voulaient résoudre. Leur chantier devait initialement se limiter à simplifier l’installation et à reconstruire l’interface web. Mais ces deux éléments dépendaient d’une grande partie du logiciel. Pour les modifier correctement, l’équipe a donc progressivement dû revoir la mémoire, les modèles, les compétences, les automatisations, les messageries, les plugins, les applications natives et la sécurité.
La mise à jour a ainsi pris une ampleur suffisante pour devenir OpenClaw 2.0. Le mot « accidentellement », employé par l’équipe, relève donc surtout de la formule : cette version a bien été publiée volontairement, mais ses développeurs n’avaient pas prévu, au départ, une telle transformation.

Qu’est-ce qui change avec OpenClaw 2.0 ?
Jusqu’ici, la première installation d’OpenClaw imposait de régler plusieurs paramètres avant même de pouvoir discuter avec son assistant. La nouvelle version commence par détecter les accès et ressources déjà disponibles sur l’ordinateur, comme un abonnement ChatGPT, une connexion à Claude Code, des clés API ou des modèles exécutés localement.
OpenClaw demande ainsi moins de réglages au démarrage : l’utilisateur peut ouvrir plus rapidement une première conversation, puis compléter la configuration directement en échangeant avec l’agent.
L’interface web a également été entièrement reconstruite. Elle permet désormais de retrouver ses conversations, de suivre en direct les tâches réalisées par l’agent et de partager une session avec une autre personne sans lui faire perdre son contexte. Une tâche peut aussi être poursuivie sur un appareil associé ou sur une machine dans le cloud.
La mémoire a, elle aussi, été revue. OpenClaw peut rechercher des mots ou des expressions dans des conversations passées et conserver certaines leçons réutilisables lors de futures tâches. Cet apprentissage automatique peut être désactivé ou limité à de simples propositions.

Enfin, OpenClaw 2.0 est censé renforcer la gestion des identifiants, des permissions et des plugins externes. Les informations sensibles peuvent notamment être demandées sans apparaître dans la conversation ni être placées dans le contexte du modèle. Avant l’installation d’un plugin, l’outil affiche aussi davantage d’informations sur son origine, sa version et les capacités auxquelles il souhaite accéder.
Ces protections ne suppriment pas tous les risques pour autant. Par défaut, les outils et les plugins d’OpenClaw s’exécutent sur la machine qui héberge l’assistant et peuvent accéder aux ressources autorisées par l’utilisateur. Installer un plugin revient donc à exécuter un programme supplémentaire sur son ordinateur : mieux vaut vérifier son origine avant de lui faire confiance.
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