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HORS-COMPÉTITION - Ce film d’époque avec Anaïs Demoustier, Pio Marmaï, Gilles Lellouche et Vimala Pons, très inspirés, ouvre mardi 12 mai le Festival de Cannes. Une comédie virevoltante qui sort simultanément au cinéma.
Passer la publicitéLa fantaisie est une denrée rare au cinéma. À Cannes, elle relève du phénomène. Raison de plus pour applaudir la projection, en ouverture du festival, de La Vénus électrique de Pierre Salvadori, qui cache sous ses airs burlesques ce soupçon de grâce indissociable de toute comédie réussie. Ça ne sort pas de nulle part. Il faut se souvenir que le premier film du réalisateur mettait en scène le grand Jean Rochefort avec le jeune Guillaume Depardieu, un épatant duo. C’était en 1993, dans Cible émouvante les deux larrons, malfaiteurs associés, tentaient de berner une faussaire de tableaux incarnée par la troublante Marie Trintignant. Cette évocation des trois comédiens aujourd’hui disparus serre le cœur.
Il est aussi question de tableaux dans La Vénus électrique, ceux peints par Antoine, ou plutôt ceux que ne peint plus Antoine (Pio Marmaï) depuis le décès prématuré de sa compagne et muse, Irène (Vimala Pons). Désespéré, l’artiste se rend chez une voyante pour tenter d’entrer en contact avec…


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