NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Lors de la bénédiction de Noël, sa première en tant que chef de l’Église catholique, le pape a notamment insisté sur le sort des chrétiens d’Orient.
En s’adressant pour la première fois un jour de Noël «à la ville et au monde» depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, Léon XIV a cité un poète juif israélien dans son message «urbi et orbi». Ce poète, Yehuda Amichaï, évoque un surprenant concept, celui de la «paix sauvage». Le pape américain le reprend à son compte, donnant une note originale à ce rendez-vous pontifical mondial annuel suivi à la télévision par des centaines de millions de fidèles dans le monde. Pour son premier Noël comme chef de l’Église catholique, Léon XIV avait demandé une «trêve» de 24 heures qui n’a pas été partout respectée.
Cette «paix sauvage», dit le poète cité par Léon XIV, n’est pas la paix d’un «cessez-le-feu», ni celle négociée entre le «loup et l’agneau». C’est la paix qui pousse «comme les fleurs sauvages», à l’improviste, parce que les hommes n’en peuvent vraiment plus. Ils se voient accablés d’une telle «grande fatigue» qu’ils ressentent un irrépressible «besoin de paix», à la manière d’un «champ» qui aurait soif d’eau.
Un inlassable appel à la paix
Ce n’est pas un hasard si le nouveau pape recourt à la poésie d’un citoyen israélien pour tenter de faire passer un message chrétien de paix, sans doute universel mais tellement connu qu’il n’a plus la vivacité de la nouveauté. Cet inlassable appel à la paix que tous les papes déclament à la face du monde, Noël après Noël, doit effectivement affronter «l’indifférence», reconnaît le 267e successeur de Pierre.
«Ne nous laissons pas gagner par l’indifférence», tance Léon XIV, car «en se faisant homme, Jésus prend sur Lui notre fragilité, il s’identifie à ceux qui n’ont plus rien et ont tout perdu, comme les habitants de Gaza ; à ceux qui sont en proie à la faim et à la pauvreté, comme le peuple yéménite ; à ceux qui fuient leur terre pour chercher un avenir ailleurs, comme les nombreux réfugiés et migrants qui traversent la Méditerranée ou parcourent le continent américain ; à ceux qui ont perdu leur emploi et ceux qui en cherchent un, comme tant de jeunes qui peinent à trouver un travail ; à ceux qui sont exploités, comme les trop nombreux travailleurs sous-payés ; à ceux qui sont en prison et vivent souvent dans des conditions inhumaines».
En un mot, dans ce mystère de Noël, Jésus «accepte par amour, la pauvreté et le rejet». Il s’identifie même «à ceux qui sont au rebut et exclus», conclut le chef de l’Église catholique qui a toutefois la Terre Sainte et ses habitants chrétiens en tête. C’est d’ailleurs par eux - ces chrétiens qui vivent sur la terre du Christ que plus personne ou presque n’ose venir visiter en pèlerinage en ces temps troublés - que le pape aura commencé son message qui énumère, comme de tradition, les pires situations de crise du moment pour implorer la réconciliation.
«Je souhaite adresser un salut chaleureux et paternel à tous les chrétiens, en particulier à ceux qui vivent au Moyen-Orient que j’ai voulu rencontrer récemment lors de mon premier Voyage apostolique». Léon XIV s’est en effet rendu en Turquie puis au Liban le mois dernier. «J’ai écouté leurs craintes et je connais bien leur sentiment d’impuissance, témoigne-t-il, face à des dynamiques de pouvoir qui les dépassent ».
Le choix de la Turquie était dicté par le 1700e anniversaire du Concile de Nicée qui a défini le «credo» des Chrétiens. L’étape du Liban, si éprouvé, venait d’une promesse de voyage que François n’avait pas pu accomplir. Mais l’on sait que Léon XIV aurait aimé également visiter, pour son premier déplacement, la Syrie, Israël et les territoires palestiniens si la situation sécuritaire l’avait permise. C’est donc naturellement que Léon XIV a commencé sa litanie de prière dans ce message urbi et orbi, du 25 décembre 2025, «pour la justice, la paix et la stabilité au Liban, en Palestine, en Israël et en Syrie». Dans son homélie de la messe du matin, le pape avait déploré que les «tentes de Gaza» et leurs habitants «soient exposés depuis des semaines à la pluie, au vent et au froid». Dans son message urbi et orbi, il pense une nouvelle fois à «ceux qui n’ont plus rien et ont tout perdu, comme les habitants de Gaza».
«Que le bruit des armes cesse» en Ukraine
En deuxième lieu, le pape a «confié au Prince de la Paix tout le continent européen, en Lui demandant de continuer d’y inspirer un esprit communautaire et de collaboration, fidèle à ses racines chrétiennes et à son histoire, un esprit solidaire et accueillant envers ceux qui sont dans le besoin». L’insistance sur les racines chrétiennes du nouveau successeur de Pierre est à noter, lui qui semble placer au premier plan de son pontificat le sort des chrétiens, leur survie, où qu’ils soient.
Ce qui ne lui fait pas oublier «le peuple ukrainien meurtri» en demandant «que le bruit des armes cesse et que les parties impliquées, soutenues par l’engagement de la communauté internationale, trouvent le courage de dialoguer de manière sincère, directe et respectueuse.» Une allusion à la Russie que le pape prend soin de ne pas nommer toutefois.
Quelques instants auparavant, lors de la messe de Noël du matin qu’il a présidée dans la basilique Saint-Pierre, le pape avait fustigé le drame humain de tant de jeunes contraints d’aller combattre dans ce conflit européen : «Fragiles sont les esprits et les vies des jeunes contraints de prendre les armes, qui, sur le front, ressentent l’absurdité de ce qui leur est demandé et le mensonge dont sont imprégnés les discours grandiloquents de ceux qui les envoient mourir.»
À lire aussi Au Liban, l’appel du pape Léon XIV aux jeunes, forces vives de la paix à reconstruire
La prière pontificale passe ensuite la triste revue des conflits planétaires en «suppliant l’Enfant de Bethléem d’accorder la paix et la consolation aux victimes de toutes les guerres en cours dans le monde, en particulier celles qui sont oubliées, et pour tous ceux qui souffrent à cause de l’injustice, de l’instabilité politique, de la persécution religieuse et du terrorisme».
À commencer par «nos frères et sœurs du Soudan, du Soudan du Sud, du Mali, du Burkina Faso et de la République Démocratique du Congo», le Nigéria n’est pas mentionné. Vient alors «le cher peuple d’Haïti» pour que «cesse toute forme de violence dans le pays». Ce qui conduit à une prière pour ceux qui ont des «responsabilités politiques en Amérique Latine» afin qu’ils remplacent «les préjugés idéologiques et partisans» par «le dialogue pour le bien commun», sans mention d’aucun pays.
Quant à l’Asie, le pape a évoqué une «réconciliation» pour «le Myanmar» donc la Birmanie, la redécouverte de «l’ancienne amitié» entre la Thaïlande et le Cambodge et termine par les populations d’Asie du Sud et d’Océanie qui ont été «durement éprouvées» par les récentes catastrophes naturelles.
Un appel à la «responsabilité»
Dernière marque spécifique du style pastoral de Léon XIV dans le premier message de Noël de son pontificat, il appelle chacune et chacun à la «responsabilité» sur ce «chemin de paix» : «Si chacun – à tous les niveaux –, au lieu d’accuser les autres, reconnaissait d’abord ses propres fautes et demandait pardon à Dieu, et en même temps se mettait à la place de ceux qui souffrent, se montrait solidaire des plus faibles et des opprimés, alors le monde changerait.»
Dans cet effort, conclut-il, les Chrétiens n’ont pas pour autant une recette miracle pour la paix. En effet «si Jésus-Christ est notre paix» c’est «avant tout parce qu’Il nous libère du péché, ensuite parce qu’Il nous montre la voie à suivre pour surmonter les conflits, tous les conflits, des conflits interpersonnels aux conflits internationaux.» En effet, ponctue Léon XIV, «sans un cœur libéré du péché, un cœur pardonné, on ne peut être un homme ou une femme pacifique, artisan de paix.»
À lire aussi À Bethléem, le Noël amer des Palestiniens chrétiens
Il explique que c’est bien «pour cela que Jésus est né à Bethléem et qu’il est mort sur la croix : pour nous libérer du péché. Il est le Sauveur.» Si les Chrétiens luttent pour la paix insiste ce pape, fils spirituel de Saint Augustin, ce n’est pas un acte politique mais spirituel car c’est seulement «avec sa grâce [celle du Christ NDLR,] que nous pouvons et devons tous faire notre part pour rejeter la haine, la violence, la confrontation et pratiquer le dialogue, la paix, la réconciliation.»
Dans son homélie de la messe de la nuit de Noël, le pape avait dénoncé «une économie faussée qui conduit à traiter les hommes comme de la marchandise» alors que «Dieu se fait semblable à nous, révélant la dignité infinie de toute personne». Le Vatican s’est trouvé alors débordé par l’affluence des fidèles. Si 6000 d’entre eux avaient pu entrer dans la basilique Saint-Pierre, 5000 ont dû la suivre sur des écrans, à l’extérieur, sous la pluie. Ce qui a conduit Léon XIV à sortir exceptionnellement hors protocole liturgique pour venir les saluer et les remercier : «La basilique Saint-Pierre est très grande, mais malheureusement pas assez pour tous vous accueillir. J’admire, respecte et vous remercie pour votre courage et votre envie d’être ici ce soir, a-t-il lancé en anglais. Proclamons la joie de Noël, qui est la fête de la foi, de la charité et de l’espérance».


5 month_ago
63



























.jpg)






French (CA)