Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Natacha Polony, la perturbeuse d'entre-soi

1 week_ago 3

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

« Bâillonnée, pourchassée, censurée, traquée par les sbires de la pensée unique, "criminalisée", écrit-elle, pour ses pensées non conformes, Natacha Polony a néanmoins réussi, contre tous les bien-pensants européistes, contre les dévots de la mondialisation heureuse acharnés à sa perte, à publier un livre. Cette héroïne autoproclamée de la liberté de pensée, elle a même fondé un "comité Orwell" contre la "police de la pensée", s'était retranchée à Europe 1, une radio clandestine qu'on sait dévouée à la critique virulente de notre société, et chez Ruquier, ce dissident obscur et marginal. Elle est maintenant réfugiée sur LCI, propriété de Martin Bouygues, une sorte de bolchevik fiévreux, et au "Figaro", ce samizdat bien connu qui combat avec panache l'oligarchie. » (Laurent Joffrin, le 24 octobre 2017 dans "Libération").

Le journaliste Laurent Joffrin égratignait bien avant l'heure sa jeune collègue contre une certaine paranoïa de la liberté d'expression. Je ne saurai dire s'il avait raison de se moquer, mais à l'époque, j'aurais pris volontiers la défense de l'éditorialiste. Elle m'avait séduite dans les émissions de Frédéric Taddeï, "Ce soir (ou jamais !)", diffusées le soir sur France 3, dont elle était souvent l'invitée. J'appréciais chez elle sa capacité à réfléchir par elle-même, sans carcan ni idéologique ni partisan, même si j'appréciais peu ses idées basées quasi-exclusivement sur le souverainisme (j'appréciais quand même son vote en faveur de François Bayrou en 2007 !).

Mais depuis quelques jours, Natacha Polony n'est plus une éditorialiste politique, elle n'est plus une ancienne directrice de "Marianne". Interrogée par Thomas Soulié le 28 août 2026 dans "Le Parisien", elle a annoncé qu'elle se lançait dans la vie politique pour empêcher un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon : « Je veux perturber le jeu politique ! ». Ainsi, sur son éventuelle candidature à l'élection présidentielle, elle lui a répondu : « Je n'exclus rien ! ». En tout cas, le nom de domaine polony2027.fr est déjà réservé par l'un de ses proches ou admirateurs (elle a assuré ne pas en être à l'origine).
 

Concrètement, elle souhaiterait créer son propre mouvement politique : « Je lance un mouvement pour tous les orphelins de la politique. (…) Le temps viendra de donner à cette dynamique un nom, des contours. ». Sa filiation politique est un peu un lieu commun : "gaullisme social" (ce qui ne veut pas dire grand-chose) et "gauche républicaine" (pareil, autre lieu commun). En d'autres termes : « Ma lignée, c’est le gaullisme social de Philippe Séguin et la gauche républicaine de Jean-Pierre Chevènement. C’est ça, mon histoire politique. ».

Natacha Polony a poursuivi son audacieuse offensive médiatique avec une interview à la matinale de RTL le lundi 31 août 2026. Interrogée par Céline Landreau, l'éditorialiste politique a confirmé sa volonté d'entrer dans l'arène politique. Elle voudrait « rassembler ceux qui ne sont pas représentés » par la classe politique, en faisant remarquer que 17 millions d'électeurs n'avaient voté ni pour Emmanuel Macron ni pour Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle de 2022 (en effet, il y a eu 3 millions de votes blancs ou nuls et 13 millions d'abstentionnistes).
 

Sa motivation est claire : « Il manque une offre politique (…) qui refuse l’impuissance. (…) J'en ai assez de commenter le désastre ! ». Pour elle, il faut bousculer la classe politique pour qu'elle se remette à penser : « Comment on remet de l'ordre ? Ce qu'il faut perturber, c'est l'entre-soi, ce spectacle de gens qui se servent le thé sur le pont du Titanic. (…) Je ne supporte plus le spectacle de l'impuissance. Il manque une offre politique, qui réponde à cela. ».

Si je crois ses paroles sincères, elles émanent toutefois d'une extrême mégalomanie et d'un grand narcissisme (elle dénonçait pourtant cette société devenue individualiste et narcissique). À la fois narcissisme et naïveté. En gros, la classe politique est nulle, il faut que j'arrive pour y remettre de l'ordre. Si elle s'appelait De Gaulle, on pourrait la croire, mais là, à part écrire quelques bouquins, débattre (avec sincérité), elle n'a rien fait ; elle est novice en politique, elle ne sait même pas gérer la mairie d'un petit village, alors diriger l'État...

Certes, il y a Raphaël Glucksmann. Elle avait débattu avec lui toutes les semaines sur France Inter en 2017-2018. Alors, pourquoi n'aurait-elle pas le droit de débattre avec lui pour la campagne présidentielle ? Natacha Polony, comme tout Français gardant ses droits civils et son éligibilité, est tout à fait légitime à se présenter à l'élection présidentielle... mais croit-elle vraiment qu'en multipliant les candidatures, elle va empêcher un duel entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon alors que justement, leur électorat est sûr de lui et qu'elle ne pourrait mordre que sur l'électorat d'un autre candidat justement susceptible d'être qualifié au second tour ?

Bon, c'est vrai, je ne m'inquiète pas trop. Pour se présenter à l'élection présidentielle, il y a quelques conditions. D'abord, les 500 parrainages de maires et grands élus dans toute la France. C'est possible d'en collecter même pour des micro-candidats (par exemple François Asselineau), mais il faut avoir une force de frappe militante très implantée localement. Est-ce le cas pour Natacha Polony qui risque de confondre lecteurs et électeurs ? Ensuite, ce n'est pas suffisant. Il faut aussi un trésor de guerre. Aura-t-elle des prêts bancaires généralement attribués en fonction des intentions de vote du demandeur ? Là encore, rien n'est certain et ce travail de collecter à la fois des signatures et de l'argent (limité par individu) pourrait prendre tout son temps de travail au détriment de sa vraie campagne. Ou alors, c'est un coup de pub (ce que je ne crois pas).

C'est somme toute assez classique, un journaliste qui devient un politique. Il y a eu de nombreux exemples (JJSS, Françoise Giroud, Noël Mamère, Dominique Baudis, Philippe Vasseur, Robert Ménard, Audrey Pulvar, etc.). Peut-être que son exemple est Éric Zemmour. Après tout, il a obtenu 7% en 2022, ce qui était remarquable pour un simple éditorialiste politique. Mais le créneau semble bouché, et la candidature d'Éric Zemmour n'était qu'un pistolet à un coup.
 

Sur RTL, Natacha Polony s'est penchée sur quelques idées de proposition politique, et là... on tombe des nues ! Elle critiquait les candidats "raisonnables" : « Les autres candidats ne proposent rien de nouveau. », mais elle, c'est encore pire, elle redécouvre l'eau tiède !

Ainsi dans deux domaines, la production et l'école. Elle a eu raison de mettre ces deux points en avant. Réindustrialiser la France était une priorité du Président Emmanuel Macron et il a en partie réussi son pari (il suffit de regarder la création d'emplois industriels pendant sa Présidence), mais ce n'est toujours pas assez pour casser le déficit du commerce extérieur. Ce sujet est essentiel : si des dizaines de milliards d'euros quittent la France, ils ne l'enrichissent pas et globalement, la dette totale (État, particuliers et entreprises) ne peut qu'augmenter. Quant à l'école, personne ne nie que l'éducation est l'un des facteurs de richesse et d'innovation d'une société.

Mais Natacha Polony ne propose que des vieilles recettes, qui ne l'ont d'ailleurs pas attendue pour être proposées par d'autres et qui restent suffisamment floues pour n'être somme toute que démagogiques. J'en veux pour preuve deux mesures concrètes.

La première, c'est de renforcer les contraintes pour la commande publique : « Nous avons laissé filer notre déficit commercial, l'unique solution est de décréter un état d'urgence de la production qui rompe avec le fait que l'argent des contribuables et de l'État va à des entreprises étrangères. Cela veut dire un pacte de production et des salaires, avec la priorité à la production française dans la commande publique, pour que l'argent des Français aille vers l'économie française. ». On voit qu'elle n'a jamais géré une collectivité territoriale. Pour faire une offre publique, c'est déjà tellement compliqué, tant pour une petite collectivité (qui n'a pas les ressources coûteuses pour faire ne serait-ce qu'un cahier des charges convenables et exhaustif) que pour les candidats éventuels (seuls les gros candidatent), que renforcer cette complexité en imposant une préférence nationale coûterait finalement beaucoup plus cher aux collectivités in fine.

La seconde, c'est d'augmenter le nombre d'enseignants. Pourtant, la part de ressources attribuées à l'Éducation nationale par habitant est nettement supérieure que chez nos voisins, mais ce ne semble pas vraiment efficace. La candidate éditorialiste a poursuivi ainsi : « Il faut augmenter les profs et commencer par un travail sur la pédagogie. On laisse les enseignants seuls dans leur classe se débrouiller. Il faut revoir entièrement la formation, définir les méthodes qui marchent et leur transmettre. ».

Mais que propose-t-elle comme nouvelle formation des profs ? Cela fait déjà cinquante ans que des chercheurs étudient ce sujet de la pédagogie, je concède, pas forcément avec succès, mais elle, Natacha Polony, dont ce n'est pas le métier, que propose-t-elle de concret et de sérieux comme nouvelle formation des profs ? On voit les limites des propositions yaka et fokon. Et c'est décevant venant de sa part. Sur ce qu'elle dit des enseignants, d'ailleurs, me laisse entendre qu'elle ne connaît pas grand-chose au milieu enseignant (malgré son rôle au "Figaro" où elle était responsable de la rubrique éducation). Par exemple, elle voudrait des "professeurs experts" qui encadrent les jeunes professeurs. Mais cela existe déjà, sans ce nom, c'est déjà fait depuis plusieurs décennies.

Désormais, il n'y a pas que les cimetières : les antichambres de l'élection présidentielle sont remplies de candidats indispensables ! Les plus durs, comme toujours, ce sont les internautes qui commentent les articles évoquant Natacha Polony. Un petit point sur ceux qui prennent le temps de commenter : ce sont ceux qui ne sont pas à agir dans la vraie vie, ils ne rencontrent pas leur famille, ils ne pratiquent pas une activité sportive ou manuelle, ils passent leur temps derrière un écran (du reste comme beaucoup de gens qui bossent) et sont peut-être un peu plus "amers de la vie" que la moyenne des "vrais gens". Cela n'étonne donc pas que les commentaires négatifs soient beaucoup plus nombreux que les commentaires qui complimentent. (En l'occurrence, pour Natacha Polony, c'est plutôt équilibré car elle a aussi reçu beaucoup de messages de soutien ou d'encouragement).

Je prends deux exemples tirés du site franceinfo. Une internaute s'est ainsi exprimée le 31 août 2026 : « Elle ne veut plus commenter le désastre, elle veut y contribuer. Plus sérieusement, observer une chose pendant des années ne fait pas de vous un expert. Et l'ambition ne remplace pas l'expérience. Elle veut faire de la politique ? Soit. Qu'elle commence par montrer ce dont elle est capable au niveau local ou à l'Assemblée. Ensuite les Français décideront si elle peut aller plus loin. ». Un autre : « Pitié, y a pas de traitement pour les mégalo ? ce sont des gens qui souffrent et font souffrir. Help la recherche. ».

Et un exemple tiré de Youtube, relativement sobre : « "Ce qui est à redouter, ce n'est pas le vide politique, c'est plutôt le trop-plein", Charles De Gaulle. ». Et un autre qui est allé dans le vif du sujet : « 1 300 milliards de dettes supplémentaires ok mais les 2/3 passent en dépenses sociales. Polony de gauche dit que ces sommes sont jetées par la fenêtre. Facile non ? Son pacte de production, c'est gentil, il y a des choses à faire certes mais en dehors des commandes publiques, je n 'ai pas compris comment on fait. Faut pas rêver avec le niveau médiocre des gens, des charges et impôts sur les entreprises, des normes délirantes, on ne va pas créer beaucoup d 'emplois industriels... Bref pas convaincu. ».

Bref, ce discours anti-élite (la classe politique est nulle, elle se gargarise sur le Titanic, etc.), hélas, est un discours populiste très classique. Bref, rien de nouveau, sinon une ambition personnelle affirmée et le syndrome de l'homme providentiel (ou la femme providentielle). Dommage venant de Natacha Polony. On dirait que l'élection présidentielle est devenue le concours Lépine des programmes politiques éculés. Cela risque de ne plus devenir qu'un cabinet de curiosités.

Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (31 août 2026)
http://www.rakotoarison.eu

Pour aller plus loin :
Édouard Philippe sous le ciel de Tourcoing.
Gérald Darmanin, le premier matelot d'Édouard Philippe.
Natacha Polony, la perturbeuse d'entre-soi.
Pour qui roule-t-elle ?
Olivier Faure, l'homme des Blois.
Xavier Bertrand "continue à se préparer" à la présidentielle !
Pourquoi faut-il empêcher la candidature Glucksmann ?
L'extrémiste Jean-Luc Mélenchon.
Emmanuel Macron appelle à faire confiance au peuple français !
Résilience nationale.
Édouard Philippe lance sa campagne présidentielle.
Royale Primaire.
Présidentielle 2027 : la candidature favorite des intentions de vote.
Marine Le Pen : anatomie d'une lutte.
Les 40 ans de Sébastien Lecornu.
Le pari audacieux de Gabriel Attal.
François Bayrou fête son 75e anniversaire.
Les 7 merveilles de Valérie Pécresse.
L'adoption définitive du PLF 2026.
Tu as voulu voir la dissolution, et on a vu Bayrou !
François Bayrou, le début du commencement.
La quadrature du cercle de Michel Barnier.


read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway