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À Saint-Aimé-des-Lacs, il s’en est fallu de peu pour que le Triathlon de Charlevoix devienne un biathlon à la dernière minute en raison de la présence d'une espèce envahissante dans le lac Nairne.
Depuis une vingtaine d'années, le lac Nairne, un lieu de baignade et de villégiature très fréquenté, compose avec des défis environnementaux qui limitent les activités récréatives. Après les problèmes d'algues bleues au début des années 2000, c'est au tour du myriophylle à épis, une plante aquatique envahissante, de poser problème.
Le coordonnateur du Triathlon, Stéphane Charest, craignait que l'espèce s'introduise sur les kayaks, qui assurent la sécurité des participants pendant l'épreuve de natation, puis se propage dans d'autres plans d'eau.

Le coordonnateur de l'événement, Stéphane Charest, est soulagé que le triathlon ne soit pas transformé en biathlon.
Photo : Gracieuseté du Triathlon de Charlevoix
L’organisation a dû patienter jusqu'à 5 jours avant l’événement pour confirmer que le triathlon compterait bien trois épreuves plutôt que deux, un changement de dernière minute qui risquait de démotiver plusieurs des 300 participants.
Nous sommes soulagés, même si nous étions prêts à faire un biathlon, la Municipalité a été proactive dans le dossier pour sauver l’épreuve de natation. C’est notre 22e édition et depuis la COVID, les inscriptions ont diminué, alors c’était important que l’événement soit maintenu, explique le coordonnateur.

Le myriophylle à épis (photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Le risque d'annulation du volet natation de la compétition est survenu à la suite de la découverte plus importante que prévu du myriophylle à épis dans le lac par la firme spécialisée Tyco. Depuis lundi, l'entreprise de gestion écologique a effectué des travaux de bâchage pour retirer les plantes envahissantes.
De son côté, l'Association de protection de l'environnement du lac Nairne était intervenue lors du conseil municipal de juin dernier pour réclamer l’interdiction de la navigation sur le lac, mais la Municipalité a rappelé que ce pouvoir appartient à Transports Canada.

Les travaux de bâchage ont été terminés jeudi midi.
Photo : Radio-Canada / Frédéric Audet
La mairesse de Saint-Aimé-des-Lacs, Jo-Annie Boulianne, élue depuis seulement 9 mois, connaît un début de mandat chargé avec ce nouvel épisode concernant le lac Nairne.
Maintenant, on sait mieux où on s’en va. La firme Fyto a été d’une grande utilité et a même devancé ses dates de visite. il est évident que la situation n’est pas parfaite, mais la plante envahissante n’est pas dangereuse pour la santé et la baignade sera permise puisque le sable qui se trouve sur le bord du lac est sécuritaire, affirme-t-elle.

La mairesse de Saint-Aimé-des-Lacs, Jo-Annie Boulianne
Photo : Municipalité de Saint-Aimé-des-Lacs / Jo-Annie Boulianne
Le préfet de la MRC de Charlevoix-Est et maire de La Malbaie, Michel Couturier, croit que ce nouvel épisode est un signe de la nature. Il rappelle que le lac Memphrémagog, en Estrie, a notamment vécu pareil phénomène il y a environ 10 ans.

Le maire de La Malbaie Michel Couturier considère le lac Nairne comme un joyau pour la région.
Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc
C’est une leçon. Il faut comprendre que le lac a été surexploité, il y a des signaux en ce sens, il faut absolument mieux le protéger. Le lac Nairne, c’est un joyau de Charlevoix-Est et je garde espoir qu’il retrouvera sa vitalité, dit-il.


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