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Entouré notamment d’anciens LR qui l’ont rallié pendant la campagne, le candidat RN a adressé un message clair aux électeurs de Martine Vassal en se posant comme l’unique rempart à Benoît Payan et à l’extrême gauche.
À quatre jours du deuxième tour, Franck Allisio tente le tout pour tout. Après avoir déjà rallié à sa cause une grande partie de l’électorat de la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, le candidat RN continue son opération séduction auprès de la droite traditionnelle, seul salut à sa victoire maintenant que l’Insoumis Sébastien Delogu s’est retiré à l’entre-deux-tours au profit de Benoît Payan (DVG). Pour rappel, au soir du premier tour, Franck Allisio a réalisé le score historiquement haut pour le RN avec 35,02% des voix, soit seulement un point derrière le maire sortant, tandis que Martine Vassal a essuyé un score historiquement bas avec 12,41% des suffrages.
Dans cette configuration, Franck Allisio a décidé de lancer un appel lors d’une conférence de presse ce mercredi. Conscient du symbole, il a choisi pour cela de s’entourer de très nombreux colistiers, majoritairement issus de la droite traditionnelle qui l’ont récemment rallié, à l’image de l’ancien Modem Patrick Thévenin, qui a été élu sur les listes de Jean-Claude Gaudin. « Notre ville est tombée aux mains de l’extrême gauche, qui gouvernera par procuration à travers Monsieur Payan s’il venait par malheur à être élu, craint Franck Allisio. Il est temps de leur faire rempart. » « C’est important de s’adresser au centre et centre droit, aux électeurs de Martine Vassal, abonde Olivier Fayssat, député UDR de Marseille qui a rallié Franck Allisio en 2024. Avec Éric Ciotti, l’UDR est-elle finalement autre chose que des LR qui ont refusé d’être d’accord avec la macronie ? » Pour rappel, Martine Vassal a été investie par les LR, mais aussi par Renaissance.
« La continuité du RPR et de l’UMP »
« On est juste la continuité du RPR et de l’UMP, avance Olivier Fayssat. D’ailleurs, Franck Allisio a passé de nombreuses années à l’UMP ». Avant de rallier le RN pour les régionales de 2014, Franck Allisio a en effet démarré sa carrière à l’UMP en y étant le président local des jeunes actifs. « L’électorat de Martine Vassal partage les mêmes préoccupations que nous, estime Olivier Fayssat. Aujourd’hui, la seule manière de défendre ces points essentiels, c’est de voter pour Franck Allisio. Voter Vassal, c’est voter Payan. Voter Payan, c’est intégrer des LFistes dans la gestion de la deuxième ville de France. »
« La division des droites fait gagner la gauche, affirme Samuel Benhamou, un autre colistier de Franck Allisio. Seule l’union peut nous faire gagner. À tous les électeurs de droite, ceux qui ont voté, ceux qui ont hésité, ceux qui doutent encore : l’heure n’est plus au premier tour, aux préférences. L’heure est à la responsabilité. »
Cet appel de phares du RN aux électeurs de Martine Vassal n’est, très logiquement, que peu apprécié dans l’entourage de la candidate de la droite et du centre. « Franck Allisio, depuis le début de cette campagne, se trompe d’échelle et pense faire campagne pour la présidentielle », peste le porte-parole de Martine Vassal, Romain Simmarano.
« Si Monsieur Allisio veut devenir maire, qu’il vienne débattre sur le plateau de France Télévisions !», tacle-t-il au passage. Ce mercredi matin, France Télévisions avait annoncé qu’un débat aurait lieu jeudi soir entre Benoît Payan et Franck Allisio, mais sans Martine Vassal. Cette dernière a fait part de son mécontentement à la chaîne de télévision, qui a finalement envisagé un débat à trois. Une configuration que le candidat RN refuse, évoquant une «mascarade» au vu des résultats d’une candidate « qui ne peut gagner l’élection. »


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