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France 10/07/2026 13:28 Actualisé le 10/07/2026 13:31
Les clients des supermarchés Coopérative U peuvent désormais recevoir « un ticket carbone » sur lequel sera détaillé le coût carbone de leurs achats.

JEAN-FRANCOIS FORT / Hans Lucas via AFP
Dans les supermarchés de la coopérative U, comme ici à Poitiers, le ticket de caisse indique désormais le coût de l’empreinte carbone.
Votre ticket de caisse change. L’enseigne Coopérative U a annoncé ce vendredi 10 juillet avoir généralisé à l’ensemble de ses 1 900 magasins le « ticket carbone », un ticket de caisse dématérialisé permettant aux clients de voir l’empreinte carbone de leurs achats, en ligne ou en magasin.
Pour calculer cet impact en termes d’émissions de gaz à effet de serre, Coopérative U s’appuie sur la base de données nommée Agribalyse de l’Agence de la transition écologique (Ademe).
« Cela prend tout le cycle de vie du produit, de la production jusqu’au produit en rayon », a expliqué Pauline Jacquemard, directrice de la RSE (responsabilité sociétale des entreprises) de l’enseigne de grande distribution. Selon elle, l’enjeu est important puisque 95 % de l’impact carbone de Coopérative U provient « des produits vendus en magasin ».
Des recommandations « sans injonctions »
Le « ticket carbone » a d’ores et déjà été généralisé jeudi, après une phase pilote dans 14 magasins de la coopérative. Ainsi, le client qui a demandé à recevoir son ticket de caisse par mail reçoit le coût carbone total de ses achats (marques du distributeur comme marques nationales). Ce décompte est assorti de recommandations pour baisser sa note environnementale, mais « sans injonctions », comme « diversifier les protéines et privilégier plutôt les végétales » ou encore s’orienter vers des produits de saison et d’origine France, a fait savoir Pauline Jacquemard.
D’autres supermarchés proposent déjà des initiatives similaires, à l’instar de Carrefour. Depuis 2023, les clients qui réalisent leurs courses en ligne peuvent voir l’empreinte carbone totale de leurs achats, également calculée avec la méthodologie de l’Ademe, ainsi que du transport des produits, selon qu’il s’effectue par livraison ou en drive. C’est aussi le cas chez E.Leclerc qui a mis en place en avril, uniquement pour les produits vendus sous sa marque, un « coût environnemental alimentaire », calculés selon la méthodologie PEF, recommandée par la Commission européenne.
Le principe du coût environnemental, également soutenu par Carrefour, a vocation à ne pas se limiter à la seule empreinte carbone, pour ne pas défavoriser, par exemple, l’agriculture biologique qui affiche un bilan carbone par kilo supérieur à l’agriculture conventionnelle en raison de rendements plus faibles, ou encore les emballages en carton par rapport à leur équivalent plastique.


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