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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 21/10/2026 à 19h42, mis à jour le 21/10/2026 à 21h56

Le préfet du Rhône pointe notamment un service d’ordre insuffisant et des risques de débordements. La préfète de l’Isère a pris une décision similaire à Grenoble.
Passer la publicité Passer la publicitéLe préfet du Rhône a interdit mercredi une manifestation prévue jeudi après-midi à Lyon, organisée par l'Unef et le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) dans le cadre du mouvement lycéen et étudiant. «Face aux risques sérieux de troubles à l'ordre public et au regard du contexte actuel, j'ai fait le choix, en responsabilité, d'interdire ce rassemblement pour éviter tout débordement et garantir la sécurité de tous», explique le préfet Étienne Guyot dans un communiqué.
Le parcours déposé par les organisateurs prévoyait une arrivée place Bellecour, où des violences ont eu lieu le 17 octobre en marge d'une manifestation du mouvement «contre la vie chère» avec notamment une antenne de l'office du tourisme incendiée et détruite, rapporte la préfecture. Aucun accord n'a été trouvé sur un itinéraire alternatif.
«Recrudescence d’exactions»
Les services de l'État estiment également que «les organisateurs de la manifestation n'ont pas prévu un service d'ordre suffisamment important au vu du volume de participants attendus». L'interdiction est également justifiée par «une recrudescence particulièrement grave et répétée d'exactions (qui) a été constatée en marge des précédentes mobilisations lycéennes à Lyon (notamment les 6, 13 et 14 octobre derniers)», selon la préfecture.
Mardi, une manifestation à l'appel des mêmes organisateurs, le syndicat étudiant Unef et le NPA, avait réuni près de 750 personnes dans le calme sur un parcours tracé principalement sur le territoire de la ville voisine de Vénissieux, avec une arrivée au sud-est de Lyon, loin du centre. Après les violences et pillages du week-end, le préfet a reconduit mercredi et pour la troisième nuit consécutive un couvre-feu dans l’hyper-centre de Lyon, à partir de 23H et jusqu’à 6H jeudi matin, tout comme l’interdiction «de toutes les manifestations, tous les cortèges, défilés, attroupements et rassemblements revendicatifs sur voie publique» sur la partie de la presqu’île concernée, qui comprend la place Bellecour, de 16H à 23H.
Mesure similaire à Grenoble
La préfète de l’Isère a pris une décision similaire à Grenoble, où «tout rassemblement, attroupement, manifestation ou cortège de personnes est interdit» à partir de 6H jeudi et jusqu’à dimanche 25 octobre 6H, dans un périmètre délimité afin de «préserver l’hyper-centre et cette partie du centre de Grenoble qui a été extrêmement durement éprouvée durant cette journée du 17».
En revanche, deux manifestations d’étudiants annoncées pour jeudi ne sont «pas interdites mais elles seront très encadrées», a précisé Catherine Séguin lors d’un point presse mercredi. Elle a par ailleurs indiqué ne pas exclure un couvre-feu samedi.
Plus de 11.000 personnes avaient manifesté le 17 octobre à Grenoble, selon la préfecture qui a relevé «de graves violences» commises en marge des manifestations par «plusieurs groupes d’individus». Une centaine de commerces ont été touchés dont 24 pillés, et la journée a donné lieu à «66 interpellations et 64 gardes à vue», a précisé la préfète. Par ailleurs, un immeuble a subi d’importants dégâts à cause d’un incendie en marge de la mobilisation.


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