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L’Américain de 38 ans avait publié une fausse notice nécrologique datant sa mort à février 2020, alors qu’il avait fui les États-Unis pour s’installer au Royaume-Uni.

JEFF J MITCHELL / Getty Images via AFP
Mort de Nicholas Rossi, l’homme condamné pour viol qui avait simulé sa mort pour échapper à la justice (photo prise à sa sortie de la Sheriff Court d’Edimbourg en juillet 2023)
Il a mené un temps une « vie de fugitif », comme l’a décrit le New York Times. Nicholas Rossi, un Américain qui avait été condamné pour le viol de deux ex-petites amies en 2008, est décédé le jeudi 25 juin, ont annoncé plusieurs médias anglophones, dont la BBC et The Guardian. Cet homme de 38 ans est devenu tristement célèbre en simulant sa propre mort pour tenter d’échapper à la justice.
Le criminel est décédé à l’hôpital des suites de ce que le département pénitentiaire de l’Utah s’est contenté de qualifier de « problème de santé préexistant », après qu’il a cessé de se faire soigner. « Il est mort en sachant qu’il avait été démasqué », a commenté Sim Gill, le procureur qui avait examiné l’une des affaires de viol le visant.
Reconnu coupable en 2025 dans deux affaires liées au viol de ses anciennes petites amies, Nicholas Rossi avait été condamné à une peine allant de « 10 years to life » – un dispositif prévu par la loi de l’Utah et qui permet de fixer une peine minimale de 10 ans avant la possibilité de saisir à nouveau la justice pour demander une libération (laquelle n’est pas garantie).
L’Américain aurait donc techniquement pu rester incarcéré à perpétuité, mais il ne sera finalement resté que quelques mois en prison. « Il n’y a pas passé beaucoup de temps, mais il y a tout de même une certaine justice là-dedans », veut croire le magistrat Sim Gill, considérant que : « les victimes de ses actes odieux peuvent se consoler en sachant qu’il est mort en prison ».
Reconnu lors de son hospitalisation à Glasgow
Il faut dire que la condamnation de Nicholas Rossi n’allait vraiment pas de soi. Selon l’AFP, il avait fait croire en 2019 à son entourage qu’il souffrait d’un cancer à un stade avancé puis avait fait publier une notice nécrologique en ligne. Celle-ci indiquait qu’il était mort en février 2020 d’un lymphome, mais la police de son État d’origine, Rhode Island, et son ex-avocat avaient émis des doutes quant à son décès, détaille NBC News.
Ces doutes étaient tout à fait fondés, puisque Nicholas Rossi avait en réalité fui les États-Unis en espérant échapper à la justice. D’après le New York Times, le criminel avait fait route « vers le Royaume-Uni ou l’Irlande » en 2017, avant de s’installer en Écosse. Visé par une notice d’Interpol, il avait été arrêté en octobre 2021 lorsqu’il s’était rendu dans un hôpital de Glasgow en Écosse, pour se faire soigner du Covid-19.
Il avait alors prétendu s’appeler Arthur Knight et être un orphelin irlandais. Mais la police et les soignants l’avaient identifié comme Nicholas Rossi, ses tatouages correspondant à la description d’Interpol. Pendant toute la procédure, il a soutenu être victime d’une erreur d’identité, affirmant même que les tatouages lui avaient été faits à son insu alors qu’il était inconscient à l’hôpital.
Il a également avancé que ses empreintes, prises à l’hôpital, auraient été échangées afin de le faire passer pour l’homme recherché. Ces explications abracadabrantesques n’avaient pas convaincu et Nicholas Rossi avait finalement extradé vers l’Utah en 2024 pour y être jugé. Pendant cette procédure d’extradition, il s’est également affiché en fauteuil roulant électrique et avec un masque à oxygène. Mais un médecin a jugé qu’il n’y avait aucune raison médicale à cela, qualifiant ses jambes de « fortes et athlétiques ».


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