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GRAND ENTRETIEN - Du déchaînement de violence ayant conduit à la mort de Quentin Deranque à la paralysie institutionnelle, l’historien ausculte les invariants de notre vie politique, faite d’intransigeances et de brutalités. Il publie un livre sur la Commune, moment paroxystique de « la guerre civile des Français ».
Passer la publicitéLE FIGARO – Le climat de forte tension politique que connaît la France depuis la mort de Quentin Deranque, lynché par des antifascistes, évoque-t-il une de ces poussées de « fièvre hexagonale » dont vous vous êtes fait l’historien ?
MICHEL WINOCK. - Il est certain que, depuis une vingtaine d’années, on assiste à une escalade de la violence dans notre pays, parallèlement à la montée en puissance des extrêmes, à gauche comme à droite. Mais l’historien que je suis constate que ce n’est pas une nouveauté, même si chaque crise présente, à côté des invariants, des aspects nouveaux, telle l’influence aujourd’hui des réseaux sociaux. Nous avons une histoire faite d’antagonismes implacables, de guerres civiles, de révolutions, d’insurrections et de répressions féroces. En 1968, François Mauriac écrivait ceci dans son « Bloc-notes » du Figaro : « Je ne crois pas qu’il y ait plus de haine aujourd’hui chez nous qu’au bon vieux temps. La guerre civile y a été froide ou chaude selon…


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