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L’ex-conseiller municipal Michel Potvin est catégorique : le nouveau comité exécutif de Saguenay n’avait pas à prendre la décision de cesser les paiements pour la défense en appel de l’ex-mairesse Julie Dufour, puisqu’elle avait déjà décidé d’assumer ses propres frais.
Le dossier a été abordé de nouveau mardi lors de la séance du conseil de ville de Saguenay. La décision prise en comité exécutif le 12 février a été rendue publique par Le Quotidien.
C'est ça qui m’a surpris hier. Madame Dufour a dit qu'elle a assumé l'appel. Il n’y a pas d'enjeu financier de sortir contre Julie Dufour encore hier. Aucun enjeu, a affirmé l’ex-président de la Commission des finances et allié de longue date de Julie Dufour à l’occasion d’une entrevue accordée au Téléjournal Saguenay-Lac-Saint-Jean.
L’ex-mairesse qui est en appel de sa condamnation pour manœuvre électorale frauduleuse a confirmé à Radio-Canada qu’elle assumait bien les frais de son appel.
Par ailleurs, son avocat, Me Charles Levasseur, demeure convaincu de faire renverser la condamnation en Cour supérieure obtenue à la suite de constats déposés par le Directeur général des élections du Québec.
Quant au maintien du mandat, la seule chose que je peux vous mentionner, c'est que je suis toujours au dossier pour l'appel et je compte bien la faire acquitter, a-t-il répondu par écrit à une question de Radio-Canada.

L'ex-mairesse de Saguenay Julie Dufour et son avocat, Me Charles Levasseur, lors du procès. (Archives)
Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon-Lalancette
Julie Dufour a été reconnue coupable à un chef sur trois, soit celui où il a été établi qu’elle a offert des avantages à son adversaire à la course à la mairie Serge Simard en échange d’un retrait.
Pour sa part, Michel Potvin croit aujourd’hui que la décision d’assumer les frais juridiques aurait dû se prendre par l’ensemble des conseillers.
La décision de l’avis juridique, on aurait dû la prendre en conseil municipal. Probablement qu'on aurait fini avec le même résultat, mais au moins, il n’y aurait pas des gens qui auraient supposé ceci ou cela. C'est facile de redire des choses par après. On avait ce pouvoir-là. Les gens disent que c'est des chiffres énormes et on parlait de 80 000 dollars à ce moment-là. Nous autres, on pensait que c'était justifié, a-t-il assumé.
La décision du 12 février a été basée sur la foi d’un nouvel avis juridique statuant que Saguenay n’aurait pas dû assumer les frais de défense, soit l’opinion inverse de l’avis invoqué du temps de Michel Potvin. Il a ajouté que l'avis initial mentionnait qu'en cas de culpabilité que la Ville pouvait exiger un remboursement.
Les dossiers Roberge et Dion
Par ailleurs, ce dernier a aussi réagi aux montants payés par Saguenay dans les dossiers des congédiements de l’ex-directeur général de la Société de transport du Saguenay (STS), Jean-Luc Roberge (2,2 M$), et de l’ex-greffière, Caroline Dion (1,4 M$). En incluant les frais d'avocats, Saguenay devra débourser cinq millions de dollars.
Jean-Luc Roberge a remporté sa cause devant le Tribunal administratif du travail, tandis que Caroline Dion a négocié une entente avec Saguenay avant qu’un jugement soit rendu. Tous deux contestaient leur congédiement.
Michel Potvin a décidé mercredi matin de faire une sortie médiatique pour dire que son administration a aussi fait de bonnes choses. Il a indiqué qu’à son arrivée à la tête des finances de la Ville, il avait hérité de réserves financières de 400 000 $ qu’il dit avoir transformées en 41 millions de dollars.
Ça me choque de prendre une partie du 41 millions pour le mettre dans le 5 millions. Mais au moins, on peut le faire. On a pris de bonnes décisions. On a augmenté la richesse foncière uniformisée de 15 à 22 milliards. C'est quand même beaucoup d'argent, mais ça n’excuse pas le fait du 5 millions, a-t-il exposé.
Avec le recul, il reconnaît aujourd’hui qu’il s’agissait d’erreurs.
Les décisions, on les prend avec des gens. Au moment qu'on l'a pris, on était neuf [pour Jean-Luc Roberge]. On pensait les neuf qu'on faisait la bonne décision. Puis, Mme Dion, on était 13 sur 15. Bon, si on retourne dans le temps, c'est bien sûr que ce n’était pas la bonne, mais au moment où on a pris la décision, on pensait que c'était la bonne, a souligné celui qui siégeait au conseil d'administration de la STS.


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