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« C'est une opportunité extraordinaire. J'en shake presque, tellement que c'est un rêve. »
Simon La Rochelle, le président de Royer, flotte encore sur son nuage. L'entreprise sherbrookoise a fait l'acquisition de la marque ontarienne Baffin, jusqu'alors détenue par Canada Goose.
Simon La Rochelle soutient avoir été approché par Canada Goose pour cette transaction.
On est quand même dans une industrie qui est relativement petite au Canada. Les joueurs se connaissent. Puis, quand il y a eu prise de décision chez Canada Goose de se départir de la division Baffin, bien on a été, j'imagine, choisi ou sélectionné pour être un candidat potentiel, raconte-t-il.

L'usine Royer à Sherbrooke fabrique des bottes et chaussures spécialisées. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Zoé Bellehumeur
Selon lui, Baffin et Royer sont deux entreprises très similaires en ce qui a trait au nombre d’employés, au chiffre d’affaires, et aux valeurs aussi. On est des fabricants dans notre ADN. Tout ça, ça faisait en sorte qu'il y avait une logique, au-delà de la logique purement financière.
Royer se spécialise dans la fabrication de chaussures de travail et militaires depuis 1934. Baffin est reconnu pour sa conception de bottes d’hiver, de plein air et industrielle depuis plus de quatre décennies.
De Sherbrooke vers l’international
Les deux entités seront dans un premier temps exploitées distinctement, sous la gouverne du Groupe Royer.
Puis, d’ici deux ans, les équipes seront fusionnées pour partager leur expertise et mousser les deux marques, notamment à l'international.

Royer produit notamment des bottes pour l'Armée canadienne et la Gendarmerie royale du Canada. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Marion Bérubé
Tout ça est encore très embryonnaire, mais certainement qu’on va vouloir utiliser nos capacités manufacturières de Sherbrooke pour fabriquer des produits Baffin. Ça, ça pourrait avoir un impact à moyen terme sur l'emploi, sur ce qu'on fait à Sherbrooke, explique Simon La Rochelle.
Tripler la production?
À plus long terme, Royer souhaite augmenter sa production. L’entreprise, qui emploie une cinquantaine d’employés, possède les équipements qui lui permettraient de la tripler.
On en a la capacité. C'est maintenant un défi de vente. C'est un défi d'exportation. C'est un défi de prendre des parts de marché, puis ensuite de fabriquer le produit à Sherbrooke.

Royer possède les équipements qui lui permettraient de tripler sa production. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Une vingtaine d’opérateurs sont actuellement employés à l’usine de Sherbrooke. Ce nombre pourrait doubler d’ici trois à cinq ans, estime Simon La Rochelle, si on travaille bien.
Depuis les cinq dernières années, Royer a rapatrié le quart de son chiffre d’affaires au Canada.
C’est maintenant 75 % de la fabrication de Royer qui se fait à l'usine de Sherbrooke. À la base, on est des fabricants, on est des gens qui veulent maintenir une expertise manufacturière au Canada.
On souhaite faire rayonner des marques canadiennes à l'international.


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