NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
France 04/03/2026 11:59 Actualisé le 04/03/2026 12:35
Les précipitations ont été quasi quotidiennes depuis le début du mois de janvier, provoquant d’importantes crues et inondations dans le pays.

SYLVAIN THOMAS / AFP
Un homme tenant un parapluie regarde le fleuve Hérault qui a débordé à la suite de fortes pluies à Laroque, dans le sud de la France, le 22 décembre 2025.
Si vous avez eu l’impression qu’il pleuvait sans arrêt en février, les chiffres vous donnent raison. Selon Météo-France, février 2026 est devenu le mois de février le plus pluvieux jamais enregistré en France. Ce record efface celui de février 1970, qui faisait référence jusqu’à présent, a indiqué le prévisionniste ce mercredi 4 mars.
Concrètement, il est tombé en moyenne deux fois plus d’eau que d’habitude sur l’ensemble du pays. Cela signifie que, en quatre semaines, certaines régions ont reçu l’équivalent de deux mois de pluie. Résultat : des sols restés saturés, des cours d’eau durablement élevés et des nappes phréatiques qui se sont rechargées très rapidement.
En outre, ces pluies exceptionnelles n’ont pas seulement concerné le mois de février, mais aussi l’ensemble de l’hiver 2025-2026, qui se classe au 8e rang des hivers les plus pluvieux. « Les précipitations ont été quasi quotidiennes depuis début janvier », constate Christine Berne, climatologue à Météo-France. « Les perturbations ont défilé sur notre pays sans être arrêtées par aucun anticyclone », précise-t-elle.
En Bretagne, deux jours de pluie sur trois de pluie
Certaines régions ont particulièrement subi cette météo. En Bretagne, Météo-France a relevé plus de deux jours de pluie sur trois depuis le début de l’hiver. Le constat est pire encore pour la façade atlantique et le Massif central, où il a plu plus d’un jour sur deux.
Conséquence directe : plusieurs villes ont enregistré des cumuls de pluie exceptionnels pour un hiver, jamais vus auparavant. On relève par exemple : 798 mm à Quimper (Finistère), 526 mm à Montpellier (Hérault) ou encore 404 mm à Arles (Bouches-du-Rhône).
Ces précipitations ont engendré « des crues majeures et des inondations durables », sur toute la façade atlantique et dans le Sud-Ouest, nécessitant de nombreuses vigilances orange et rouge. « Au total, la France aura connu 50 jours en Vigilance crue de niveau orange ou rouge sur l’hiver », relève sa directrice, Lucie Chadourne-Facon. « C’est plus de deux fois la moyenne historique des 20 années d’existence du service de la Vigicrues ».
Deuxième mois de février le plus chaud depuis 1900
Si le mois de février a été historique en raison de ses pluies, il l’est aussi à cause de ses températures. Février 2026 se classe en effet au 2e rang des mois de février les plus chauds depuis 1900, précise Météo France. Les températures ont ainsi été supérieures de 3,5 °C aux normales de la période 1991-2020.
Et selon les prévisions, cette tendance doit se poursuivre pour les mois de mars, avril et mai 2026. Météo France anticipe des températures plus chaudes que les normales de saison, « principalement dues à la tendance du changement climatique sur l’Europe ».
Mais attention : ces températures douces ne signifient pas forcément le retour du beau temps. En effet, le trimestre à venir s’annonce aussi plus humide que la normale, en particulier sur la moitié nord, qui a jusqu’à présent été épargnée par des crues exceptionnelles. Enfin, Météo France précise que malgré toutes ces pluies, « le risque de sécheresse à l’été n’est pas écarté ». Il dépendra de la pluviométrie, mais aussi des températures printanières et estivales.


4 month_ago
45


























.jpg)






French (CA)