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Et si la masturbation était un futur traitement conseillé par les médecins pour soulager les femmes gênées par les symptômes de la ménopause ? Une étude publiée dans la revue Menopause a interrogé plus de 1 000 femmes en périménopause et ménopause pour savoir si cette pratique avait un effet bénéfique sur leurs symptômes. La masturbation améliorerait certains d'entre eux.
Sur quels symptômes la masturbation a-t-elle le plus d’impact ?
Des chercheurs de l'Institut Kinsey (un des instituts les plus reconnus dans le monde en recherches sur la sexualité et les relations) ont demandé à 1 178 femmes âgées de 40 à 65 ans de répondre à un questionnaire en ligne portant sur les stratégies actuelles de gestion des symptômes (y compris la masturbation) de la ménopause et leur efficacité. Les réponses des participantes ont ensuite été analysées par thème.
Près d'une femme sur cinq en période de périménopause ou de ménopause a constaté un soulagement de ses symptômes grâce à la masturbation. Parmi les différentes stratégies de gestion des symptômes, la masturbation a été jugée particulièrement efficace pour soulager les symptômes psychologiques (sautes d'humeur, par exemple) et les troubles du sommeil. Chez d'autres (mais dans une moindre mesure), la masturbation a surtout aidé à réduire les inconforts sexuels, les ballonnements et les douleurs ressenties pendant la miction.
Pour les auteurs de cette étude, ces résultats montrent que la masturbation peut jouer un rôle important dans la gestion des symptômes de la ménopause. Pour eux, les bienfaits de cette pratique devraient être abordés par les médecins avec leurs patientes.
La masturbation serait particulièrement efficace pour soulager les symptômes psychologiques liés à la ménopause, comme les sautes d'humeur par exemple. © sutthinon602, Adobe Stock
La masturbation féminine, un sujet encore tabou
Mais aborder le sujet avec un médecin, que l'initiative vienne de la patiente ou du praticien, n'est pas une pratique courante. Contrairement à la masturbation masculine, la masturbation féminine est une pratique encore stigmatisée aujourd'hui.
L'étude publiée dans la revue Ménopause révèle ainsi que presque toutes les participantes interrogées ont déclaré n'avoir jamais parlé de masturbation avec un médecin. Pourtant, beaucoup ne seraient pas contre : environ 56 % des participantes en périménopause se sont dits prêtes à intégrer la masturbation à leur quotidien si leur médecin le leur conseillait.
L'étude rapporte également que près d'une femme sur cinq ayant répondu au questionnaire a indiqué n'avoir jamais pratiqué la masturbation. Parmi elles, certaines ont évoqué des réticences morales ou religieuses.
Au-delà du tabou qui entoure la masturbation féminine, d'autres facteurs peuvent « empêcher » les femmes d'y avoir accès. Cela peut être un manque de désir, un manque d'intimité ou tout simplement de temps pour le faire. Il peut y avoir aussi des freins physiques comme une mobilité réduite ou des douleurs gynécologiques qui peuvent rendre la pratique désagréable.
Cette étude ne précise pas comment la masturbation agit sur les symptômes de la ménopause. Mais elle a au moins le mérite de rendre visible cette pratique trop souvent passée sous silence (surtout chez les femmes d'un certain âge) et de proposer une nouvelle solution non médicale aux femmes qui subissent leur ménopause.


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