Toujours davantage de travail et pas assez de rémunérations. Voilà, en résumé, ce qui sous-tend la loi sur le personnel enseignant, ou la Lehrpersonalgesetzt, soumis au vote le 27 septembre prochain dans le canton de Zurich. Tout le monde n’a pas la même lecture du texte soumis aux citoyens dimanche prochain. Les opposants estiment qu’il s’agit là d’une simple augmentation de salaire déguisée pour les professeurs les mieux payés de Suisse. Les partisans du oui réfutent cette vision simpliste d’un texte qui a pour but de mieux reconnaître le temps de travail réel effectué en dehors des heures de cours.
Alors de quoi parle-t-on? La réforme tend à simplifier le travail administratif des enseignants et à augmenter leurs crédits horaires forfaitaires, passant de 58 à 59. Actuellement, pour un maître ou une maîtresse d’école donnant par exemple 20 leçons de 45 minutes par semaine, il y a un travail de planification des cours et de travail à la maison à effectuer. Le canton utilise ainsi un «facteur leçon» de 58. Pour 20 plages d’enseignements hebdomadaires, on multiplie ce chiffre par 58, donnant 1160 heures de travail annuel reconnues. Concrètement, la réforme leur allouerait un temps de 25,3 minutes par 45 minutes de cours contre 24,5 minutes aujourd’hui. En passant à un facteur 59, les professeurs seraient mieux rémunérés pour la même charge de travail.


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