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Une récente consultation menée par le mouvement Ma place au travail a conclu que le système actuel est trop rigide pour les familles qui ont besoin d’ajustements et de la flexibilité au quotidien.
Le mouvement qui milite pour un accès équitable et abordable aux services de garde éducatifs à l’enfance au Québec a mené un sondage auprès de centaines de parents. Cette consultation a mené à la publication d’un livre blanc.
« Ce qui est ressorti, c’est qu’en fait, ce qu’on souhaite, c’est un meilleur arrimage entre la fin du congé parental, le RQAP, l’entrée en garderie, puis le retour au travail », dit Elizabeth Brosseau, directrice générale de Ma place au travail.
Elle explique que comme les groupes commencent au mois d’août, ou de septembre comme pour la rentrée scolaire, les enfants qui sont nés par exemple au mois d’avril ou mai sont trop jeunes pour faire leur entrée à cette période de l’année. La situation fait souvent en sorte qu’il y a des parents qui se retrouvent quelques mois en sans solde, le temps de trouver une place en milieu de garde éducatif.
« Ce qu’on entend beaucoup de la part des parents, et je pense que c’est une image forte, c’est qu’on a un régime qui est rigide. En fait, le RQAP, il est rigide dans le début et la fin. Après ça, l’entrée en service de garde, il est rigide. Et le retour au travail, c’est aussi rigide avec l’employeur, parce qu’il y a des besoins. Il faut fournir une date », explique Elizabeth Brosseau.
La directrice de Ma place au travail fait aussi valoir que la rigidité ne rime pas avec la famille, qui elle, demande énormément de flexibilité.
Ce que le mouvement attend du prochain gouvernement c’est que tout soit mis en place pour qu’il y ait des places suffisantes pour chacun des enfants et qu’elles soient accessibles, abordables et inclusives.
« On milite toujours pour la même chose, c’est-à-dire un réseau de services de garde éducatif à la petite enfance qui est de qualité, première chose. Ce qu’on ne veut pas, c’est un stationnement pour les enfants. Ça passe entre autres par un personnel qui est qualifié, mais aussi avec des locaux qui sont adaptés, des locaux qui sont attrayants, un programme éducatif, des activités », dit Mme Brosseau.
À noter que dans le cadre de ce reportage, il n’a pas été possible pour le Journal de s’entretenir avec le Regroupement des centres de la petite enfance de la Côte-Nord.
La liste d’épicerie des mamans
— Une solution temporaire en attendant les nouvelles places promises, pour ceux qui attendent déjà.
— Allonger la durée du congé parental et des prestations du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP).
— Offrir un salaire aux parents qui sont obligés de rester à la maison faute de place en garderie.
— Offrir du soutien aux familles qui choisissent des options comme une nounou à domicile, parce que c’est coûteux et que ça a un impact sur le revenu familial.
— Améliorer les conditions de travail des éducateurs en milieu de garde éducatif.
— Continuer d’en parler et mettre en place des solutions rapides et concrètes, comme plus de constructions de Centres de la petite enfance.
Enfants en attente d’une place sur la Côte-Nord
2025 : 519
2024 : 575
2023 : 520
2022 : 463
Les dernières données disponibles datent du 31 mai 2025, ceci s’explique par « l’évolution de la méthode de collecte associée au déploiement du Portail d’inscription aux services de garde ». Selon Pascal Doyon, conseiller aux communications — affaires publiques du ministère de la Famille « Les données actualisées seront diffusées au cours des prochains mois, lorsque la transition vers le nouveau mode de collecte sera complétée ».
Le ministère de la Famille prévoit que plusieurs régions du Québec devraient progressivement atteindre un équilibre entre l’offre et la demande d’ici 2028.
Garderie : encore le désespoir pour des familles de Sept-Îles
Nadia Dorval
Diplômée en Arts et technologies des médias, Nadia Dorval a été animatrice à la radio durant près de sept ans. Ses expériences en développement philanthropique... Lire la suite


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