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L’Université du Cap-Breton envisage la construction de nouvelles résidences, malgré des documents internes l'avertissant qu'elle fait déjà face à une « suroffre » de logements étudiants.
Selon des documents obtenus par CBC en vertu de la Loi sur l'accès à l'information de la Nouvelle-Écosse, le taux d’inoccupation des résidences de l'établissement a atteint 34 %, comparativement à 31 % l'automne dernier.
L’Université du Cap-Breton prévient que le taux d’inoccupation continuera de grimper d’ici la fin de la décennie, alors qu’elle projette une baisse marquée du nombre d’inscriptions, d’un pic de 9100 en 2023-2024 à environ 3500 en 2028-2029.
Par ailleurs, l’administration universitaire s’attend à ce que la grande majorité des futurs étudiants soient des résidents de la région de Sydney n’ayant pas besoin d’hébergement sur le campus.
[L’Université du Cap-Breton] se trouve probablement dans une situation de suroffre résidentielle qui s'accentuera à mesure que le nombre d'inscriptions diminuera à 3500 dans les années à venir, ont écrit la vice-présidente associée, Becky Chisholm, et le directeur du logement, Doug Connors, dans une mise à jour transmise en décembre 2025 au ministère de l’Enseignement supérieur.
Cela exerce une pression à la hausse sur le taux d’inoccupation des résidences, tant aujourd'hui que pour l'avenir.
Ni l’Université du Cap-Breton, ni le gouvernement de la Nouvelle-Écosse n’ont voulu accorder une entrevue à CBC.
Par courriel, une porte-parole du ministère de l’Enseignement supérieur, Chloee Sampson, affirme que le logement étudiant demeure une priorité pour le gouvernement et que celui-ci continuera de travailler en collaboration avec toutes les universités de la province pour soutenir une planification à long terme qui reflète leur réalité unique et l'évolution de leurs besoins.
La porte-parole de l'Université du Cap-Breton, Lenore Parsley, confirme par écrit que la chute du nombre d’inscriptions est une conséquence directe du plafond imposé par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada sur les visas d'études internationaux.
L’établissement d’enseignement – qui compte déjà quatre résidences affichant une capacité totale de 534 places – est toutefois contractuellement obligé par la province de construire de nouveaux logements étudiants.
En vertu de son entente de financement avec le ministère de l’Enseignement supérieur, l’université doit mener à bien la construction de 146 logements – dont 55 seraient réservés à des étudiants – sur le site de l'ancien hippodrome Tartan Downs, à Sydney. En même temps, elle doit parvenir à faire chuter le taux d’inoccupation de ses résidences de 34 % à seulement 5 %.
Tout échec pourrait entraîner une réduction de son financement par la province.
Le projet de Tartan Downs, dont le coût exact demeure inconnu, serait financé par l’Université du Cap-Breton et les gouvernements fédéral et provincial. Le financement conditionnel est en place et nous ferons une annonce conjointe lorsque tout sera officiellement prêt pour aller de l'avant avec la construction, précise Lenore Parsley.
D’après le reportage de Tom Ayers, de CBC


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